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Des masques distribués, mais pas imposés, dans le réseau de la STM

Le reportage de Jacaudrey Charbonneau

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Le port du masque ne sera pas obligatoire à bord des véhicules de la Société de transport de Montréal, mais sera fortement recommandé, a annoncé la STM vendredi en présentant son plan de déconfinement.

La STM distribuera d’ailleurs des couvre-visage à ses clients et ses employés. Elle se conforme ainsi aux recommandations des autorités de la santé publique, a expliqué le président du conseil d'administration de la société de transport, Philippe Schnobb, qui mise sur la pression sociale pour faire la différence.

La STM entend acquérir 600 000 masques, dont elle ne révèle pas le coût.

Le port du masque clairement doit devenir la norme. Alors on s’est dit encourageons-le et contribuons à ce que ce soit facile de l’avoir.

Le président du conseil d'administration de la STM, Philippe Schnobb

La société de transport lance donc un appel à la collaboration de tous pour faire en sorte que son plan soit le plus efficace possible, collaboration qui passe par le respect des mesures mises en place et l’adoption de nouvelles habitudes. Nous avons tous notre rôle à jouer, a précisé le directeur général de la STM, Luc Tremblay.

Des mesures de protection pour les chauffeurs d’autobus seront également mises en place. Elles comprendront notamment une barrière physique installée à bord des autobus.

Sera-t-elle en plexiglas? On ne le sait pas encore, mais les tests sont presque terminés et les véhicules seront équipés graduellement, a assuré Luc Tremblay.

Il y a des enjeux de sécurité. Il faut par exemple que ce qu’on installe n’ait pas de reflet, a précisé Philippe Scnobb.

Par ailleurs, l’embarquement par l’avant reprendra graduellement lorsqu’un nombre significatif d’autobus auront été modifiés. La STM demande à ses clients de circuler dans un seul sens, soit d'embarquer par l’avant et de descendre par l’arrière.

La reprise de l'embarquement par l'avant signifiera de recommencer à percevoir les titres de transport, une procédure qui a été délaissée depuis la mi-mars. M. Schnobb, qui avoue que la STM a dû faire face à une baisse de ses revenus, pense cependant que celle-ci n’est pas due à l’arrêt de la perception dans les autobus, mais plutôt à la baisse des ventes de cartes mensuelles.

En disant suivre les recommandations contenues dans le Guide de normes sanitaires en milieu de travail, la STM a ajouté avoir aussi fait des aménagements spécifiques pour ses employés dans les différents lieux de travail.

La société de transport a augmenté la fréquence de nettoyage de ses véhicules et de ses installations depuis le début de la crise. Pour cela, il a fallu ralentir une soixantaine de projets, selon M. Tremblay.

À la levée des mesures de confinement, la STM saura répondre à la demande, à en croire ses responsables.

On est à 80 % de notre offre habituelle. On a maintenu le service de façon importante.

Le directeur général de la STM, Luc Tremblay

La fréquence de passage des trains sur l’ensemble des lignes de métro est de retour au niveau habituel. Pour le réseau d'autobus, avec 1225 bus utilisés à l’heure de pointe ainsi que des véhicules en renfort, le niveau de service est similaire à ce qui est normalement offert l’été, s'est-il félicité.

Nous ne prendrons plus tout à fait le bus et le métro de la même façon, a conclu M. Schnobb, mais ce qui ne change pas, c’est que le transport collectif est toujours le choix durable pour l’avenir de notre planète et que nous serons là pour soutenir nos clients tout au long de leur parcours dans notre réseau.

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