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Tuerie en Nouvelle-Écosse : la GRC a ouvert le feu sur un autre individu que le tireur

La caserne de pompiers Onslow Belmont, en Nouvelle-Écosse

Les agents de la GRC ont tiré devant la caserne de pompiers d'Onslow Belmont.

Photo :  CBC / Paul Palmeter

Radio-Canada

La confusion autour d'un véhicule de police à l'arrêt et d'une personne portant une veste de sécurité a amené deux agents de la GRC à ouvrir le feu devant une caserne de pompiers du centre de la Nouvelle-Écosse lors de la chasse à l'homme liée à la fusillade du mois dernier, selon CBC.

Les officiers ont heureusement raté leur cible, et personne n'a été blessé lors de l'incident, survenu le 19 avril à la caserne de pompiers d'Onslow Belmont, qui a été criblée de balles. Le suspect recherché n'était alors pas dans le secteur.

L'incident n'a duré que quelques secondes, et les officiers ont rapidement quitté les lieux.

Les tirs ont endommagé l'un des camions de pompiers et ont laissé des impacts de balles dans un monument en pierre dédié aux pompiers morts en service ainsi que dans les murs du bâtiment.

Un véhicule et un officier de la GRC étaient postés à la caserne, qui servait de refuge d'urgence pour les habitants de Portapique, le village où est survenue la fusillade qui a fait 22 victimes.

À ce moment, les forces de police de toute la province étaient à l'affût, le tireur, qui portait un uniforme de la GRC et conduisait une réplique des véhicules du corps policier fédéral, se déplaçant de communauté en communauté pour continuer son carnage.

Des sources ont confirmé le récit d'un témoin qui avait déclaré à CBC que deux agents de la GRC s'étaient arrêtés à la caserne, située à environ 25 kilomètres à l'est de Portapique, et avaient ouvert le feu vers 10 h 30 (heure locale).

Joy McCabe, qui vit à côté de la caserne d'Onslow Belmont, avait indiqué avoir vu deux hommes qui semblaient être des agents de la GRC s'arrêter à la caserne et commencer à tirer. Elle avait dit avoir vu un troisième homme accroupi entre deux véhicules.

Selon des photos de surveillance publiées la semaine dernière par le corps fédéral de police, lors de l'arrivée des deux officiers à la caserne, le tireur était déjà quelque 20 kilomètres plus au sud, où il est passé devant une station-service de la région de Brookfield.

Mosaïque montrant les 22 victimes.

Les 22 victimes de la tuerie de Portapique

Photo : Radio-Canada

Enquête en cours

L'équipe d'intervention en cas d'incident grave impliquant les actions de la police de la Nouvelle-Écosse mène une enquête sur ce qui s'est passé.

On ignore sur qui les officiers ont ouvert le feu et qui portait une veste de sécurité de la GRC avec des marques jaunes, semblable à celle que le tireur portait.

Clair Peers, un pompier volontaire qui a parlé à CBC au nom de la brigade, a indiqué que les pompiers sur place n'en portaient pas et étaient dans un local avec un résident déplacé lorsque les coups de feu ont retenti.

En plus de l'agent de la GRC sur place, il y avait aussi un responsable du comté de Colchester, qui supervisait le centre d'évacuation, a-t-il précisé.

M. Peers, qui n'était pas sur les lieux au moment de l'incident, a estimé que l'événement avait été traumatisant pour les pompiers, mais n'a pas jeté la pierre aux policiers, plongés au centre d'une situation imprévisible.

Des enregistrements vidéo et audio obtenus le mois dernier rendent compte du chaos et de la confusion vécus lors de la chasse à l'homme, qui aura duré une douzaine d'heures.

L'enquête sur la tuerie se poursuit.

Le tueur a laissé dans son sillage 16 scènes de crime distinctes, qui s’étendent sur plus de 100 kilomètres. La police l'a identifié comme étant Gabriel Wortman, denturologiste de 51 ans, propriétaire d'une clinique à Dartmouth.

D'après un reportage d'Elizabeth McMillan, de CBC

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Justice et faits divers