•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

La fête des Mères, une bouffée d’air pour les commerçants?

Une jeune mère et son enfant, les yeux dans les yeux et souriants. La mère tient un bouquet de jonquilles.

Offrir des fleurs à la Fête des mères, une tradition qui perdure pendant la COVID-19.

Photo : iStock / Evgeny Atamanenko

Fleurs, repas au restaurant ou encore forfait détente dans un institut de beauté... Pour de nombreux commerçants, la fête des Mères représente un pourcentage important de leur chiffre d’affaires. Bien que la pandémie de COVID-19 complique le quotidien de nombreux commerçants, certains multiplient leurs efforts pour célébrer cette journée et se maintenir à flot.

C’est le cas de Jeff Parr, directeur des restaurants AnnaLena, Their There et Hundy, à Vancouver. S’il a choisi de réunir ces trois espaces en un seul à cause du virus, il a mis en place ce qu’il appelle le Strange Time Take Away, à savoir la vente à emporter en ce temps étrange.

À ses yeux, il était impossible de faire l’impasse sur la fête des Mères. Pour ce faire, il propose à sa clientèle un petit déjeuner à emporter composé de crêpes et d’autres mets pour accompagner le repas.

Des sacs prêts à être livrés posés sur une table.

Les commandes de la fête des Mères n'attendent plus que leurs clients.

Photo : Facebook : AnnaLena

Nous avons presque tout vendu, nous sommes vraiment contents du résultat.

Une citation de :Jeff Parr, directeur des restaurants AnnaLena, Their There et Hundy

Chaque client devra venir récupérer son sac de provisions dans lequel se trouvera une fleur pour chaque maman.

Si les dernières semaines n’ont pas été faciles pour la société de fleurs Gardenia Flower, sa propriétaire, Ching Weng, a vu ses commandes augmenter à l’approche de la fête des Mères.

Chaque fête des Mères est très occupée, mais cette année, c’est vraiment différent, explique-t-elle.

Fermée pendant plus d’un mois, l'entreprise a fait le choix de rouvrir et de se concentrer sur les commandes de fleurs en ligne. Si Mme Weng affirme devoir traiter « plus d’une centaine de commandes » pour la fête des Mères, elle n'a pas assez de personnel pour assurer toutes les commandes.

J’ai des commandes qui arrivent, mais je n’ai pas assez de gens pour s’en occuper.

Une citation de :Ching Weng, propriétaire, Gardenia Flower

Si les salons de coiffure et les barbiers vont pouvoir accueillir à nouveau des clients à compter de la mi-mai, certains propriétaires d'instituts de beauté sont dans le flou. Liza Baker, gérante de Matisse Day Spa, situé à Duncan, sur l'Île de Vancouver, ne sait toujours pas quand elle va pouvoir rouvrir son commerce.

Le moment n’est toujours pas précis pour le moment, j’attends de voir ce que les autorités sanitaires disent à ce sujet, confie-t-elle.

Une pancarte demandant de passer les commandes en ligne.

Ce fleuriste demande à ses clients de passer leurs commandes sur son site Internet.

Photo : Radio-Canada / Hélène Bardeau

La fête des Mères représente habituellement pour son entreprise une croissance exponentielle en termes de bénéfices. C’est tout le contraire cette année.

À cette période, il y a une file d’attente devant la boutique et la vente des cartes-cadeaux explose. Aujourd’hui, il n’y a plus rien, affirme Mme Baker.

À cause de la pandémie, Liza Baker a dû licencier tout son personnel et enregistre une baisse d’activité de 95 %. Si elle espère ouvrir prochainement les portes de son institut de beauté, elle craint les mois qui viennent.Même avec les aides du gouvernement, mes dettes vont continuer à s’accumuler, déplore-t-elle.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !