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La COVID-19 entraînera-t-elle d’autres maladies chez les patients sévèrement atteints?

Échantillons de sang dans les laboratoires de l’hôpital Sainte-Justine, à Montréal.

Échantillons de sang dans les laboratoires de l’hôpital Sainte-Justine, à Montréal

Photo : Radio-Canada / François GEnest

Les patients plus gravement touchés par la COVID-19, ceux qui sont traités aux soins intensifs, auront-ils le malheur d'avoir d’autres maladies? C’est la question que se posent plusieurs scientifiques, notamment ceux s’intéressant à l’encéphalomyélite myalgique, aussi connue comme le syndrome de fatigue chronique.

Alain Moreau devant des techniciennes de laboratoire.

Alain Moreau, chercheur et directeur du réseau canadien de recherche concertée interdisciplinaire sur l’encéphalomyélite myalgique, dans ses laboratoires de l’hôpital Sainte-Justine

Photo : Radio-Canada / Francois Genest

Alain Moreau, chercheur et directeur du Réseau canadien de recherche concertée interdisciplinaire sur l’encéphalomyélite myalgique, en fait partie. La maladie cloue au lit les personnes touchées, qui sont envahies d’un malaise généralisé. Plus d’un demi-million de Canadiens en sont atteints.

Il explique que les patients sévèrement touchés par la COVID-19 auront des symptômes post-viraux, notamment une fatigue persistante, pouvant aller jusqu’à plusieurs semaines. Certains retrouveront une vie normale, mais d’autres verront les symptômes perdurer. C’est que de nouvelles maladies pourraient être déclenchées par une infection virale comme celle de la COVID-19.

On s’attend, en se basant sur des études antérieures avec des maladies similaires comme le SRAS ou le MERS, qui sont aussi des coronavirus, à voir cette recrudescence-là.

Une citation de :Alain Moreau, chercheur et directeur du Réseau canadien de recherche concertée interdisciplinaire sur l’encéphalomyélite myalgique

Une mine d’or d’informations

Contrairement au SRAS, la COVID-19 touche des millions de personnes et n’épargne aucun continent. Une situation malheureuse, qui risque toutefois d’être profitable pour l’avancée de la science. Non seulement le volume de patients aidera, mais la possibilité de les suivre dès les premiers symptômes est une occasion rare.

On a la fenêtre d’opportunité pour aller étudier les événements précoces, ce qui est assez unique, confie Alain Moreau.

L’équipe du chercheur espère donc convaincre des patients des soins intensifs de l’hôpital de Verdun et de l’hôpital Notre-Dame, à Montréal, de participer à ses recherches. En analysant la salive et l’urine matinale, il surveillera tous les 3 ou 4 mois, et ce, pendant 12 à 18 mois, les changements sur les plans génétique et métabolique.

Alain Moreau dans un laboratoire.

Alain Moreau, chercheur et directeur du Réseau canadien de recherche concertée interdisciplinaire sur l’encéphalomyélite myalgique

Photo : Radio-Canada / Francois Genest

Il n’y a pas une journée qui passe où je n’ai pas des appels de cliniciens, de patients et même d’organisations qui nous demandent d’aller investiguer cette situation-là parce que plusieurs anticipent le risque de développer l’encéphalomyélite myalgique.

Une citation de :Alain Moreau, chercheur et directeur du Réseau canadien de recherche concertée interdisciplinaire sur l’encéphalomyélite myalgique

Une de ses hypothèses veut que la moitié des patients sortis des soins intensifs seraient susceptibles d'avoir l’encéphalomyélite myalgique.

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