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Le port du masque exigé dans certaines épiceries de la province

Une femme et un homme portant un masque sortent d'un magasin Whole Foods.

Les magasins Whole Foods demandent à leurs clients de porter un masque et offrent des masques à ceux qui n'en ont pas apporté.

Photo : maggie macpherson/cbc

Deux chaînes d’épicerie de la province requièrent désormais de leurs clients qu’ils portent un masque : T& T Supermarket et Whole Foods.

T&T Supermarket qui possède plusieurs magasins dans la région métropolitaine, met en vigueur à partir du 11 mai cette nouvelle mesure du port du masque par ses clients.

La chaîne d’épicerie spécialisée dans les produits asiatiques, qui opère de façon indépendante, mais appartient au groupe Loblaw, contrôle également les températures des clients depuis le 20 avril.

Dans un communiqué, la PDG Tina Lee a déclaré que ses clients et employés s’attendent à une réponse à la COVID-19 qui ressemble davantage aux mesures prises en Asie.

« Nous pensons que le port d’un masque ou d’un couvre-visage est l’un des moyens les plus efficaces de prévenir la propagation du COVID-19 », a déclaré Tina Lee dans le communiqué.

Bien que la chaîne — qui compte plus de deux douzaines de sites en Ontario, en Colombie-Britannique et Alberta — recommande un masque non médical jetable, la PDG a écrit que d’autres types de protection du visage seraient acceptés, tout en spécifiant : « pas en remontant le col de votre veste sur votre bouche ».

L’entreprise Whole Foods, qui appartient au groupe Amazon, a pour sa part indiqué dans un communiqué qu’elle commencera au cours de la semaine prochaine à demander à tous ses clients de porter des masques lors de leurs achats dans ses magasins pour protéger la santé et la sécurité des membres de son équipe et des communautés. 

Whole Foods Market fournira des masques faciaux à l’entrée de tous les magasins pour les clients qui n’en ont pas avec eux.

Entrée d'un magasin T&T avec vue sur une caisse où l'on voit un caissier et une cliente tous deux masqués.

Les clients des magasins T&T doivent porter un masque à partir du 11 mai, mais beaucoup d'entre eux ont déjà adopté cette pratique.

Photo : Radio-Canada / Maggie McPherson

Le port du masque reste une mesure unilatérale

Le directeur des relations gouvernementales du Conseil canadien du commerce de détail, Greg Wilson, ne croit pas déceler une tendance dans ce sens dans les épiceries en Colombie-Britannique.

« De toute évidence, les détaillants sont tenus par le gouvernement, d’assurer un environnement sécuritaire pour leurs clients », a-t-il précisé.

Le porte-parole du Conseil canadien du commerce de détail ajoute que les épiceries suivent les conseils et les directives de la médecin en chef de la province, Bonny Henry.

Si la Dre Henry venait à dire à la population de porter des masques, les épiceries suivraient ce conseil. Jusqu’à ce que cela se produise, je m’attends à ce que vous ayez des magasins qui demanderont aux clients de porter des masques et d’autres magasins qui ne le feront pas.

Une citation de :Greg Wilson, directeur des relations gouvernementales, Conseil canadien du commerce de détail

Il rappelle que les mesures que la province exige sont suivies, ce qui comprend une distance physique de deux mètres entre les clients, la présence de vitres en plexiglas entre les clients et les caissiers dans les magasins et des protocoles de nettoyages renforcés.

Un agent de la sécurité d'un magasin utilise un thermomètre pour prendre à distance la température d'un client.

La chaîne d'épicerie T&T Supermarket prend déjà la température de ses clients à l'entrée de ses magasins depuis le 20 avril.

Photo :  CBC / Maggie MacPherson

La nourriture est une nécessité

Michael Bryant, directeur général de l’Association canadienne des libertés civiles, croit que le patchwork de règles chez différents détaillants — en particulier les épiceries — pourrait signifier que le gouvernement devra éventuellement intervenir.

Selon lui, les politiques sur les masques pourraient discriminer par inadvertance les personnes qui n’ont pas les moyens d’acheter des masques.

Michael Bryant fait remarquer que le système économique capitaliste du libre marché est bouleversé par la crise.

Ce ne sont pas des circonstances normales et la nourriture est une nécessité. Je pense que les gouvernements devraient, à un certain moment, intervenir et décider s’il est approprié ou non pour un magasin d’agir de manière indépendante.

Une citation de :Michael Bryant, directeur général, Association canadienne des libertés civiles
Notre dossier COVID-19 : ce qu'il faut savoir

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