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5 millions de dollars pour explorer la mine Beaufor

Une mine vue du haut des airs.

La mine Beaufor, de Monarques Gold, à Val-d'Or

Photo : gracieuseté Monarques Gold

Piel Côté
Prenez note que cet article publié en 2020 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

La Corporation Aurifères Monarques signe un partenariat de 5 millions de dollars avec la Caisse de dépôt et de placement du Québec (CDPQ).

L’entente prévoit qu’en échange des 5 millions, la Caisse obtiendra une royauté de 3 % sur l’éventuelle production de la mine Beaufor.

Ces 5 millions serviront à la mise en place d’un vaste programme de forage qui se fera en quatre phases, comprenant 270 forages sur 42 500 mètres.

La mine Beaufor, située un peu à l’est de Val-d’Or, est en maintenance depuis juin dernier. L’objectif de Monarques est de redémarrer les opérations d’ici 12 mois à 18 mois, afin de profiter du prix de l’or actuel.

Cet investissement est un point tournant pour la mine Beaufor, dont le potentiel aurifère à haute teneur est toujours omniprésent, comme nous l’avons démontré lors de notre dernière campagne de forage réalisée en 2018, mentionne Jean-Marc Lacoste, président et chef de la direction de Monarques, dans un communiqué de presse.

Avec cet investissement, la Caisse permet à Monarques de poursuivre son plan d’exploration, qui à terme, a le potentiel de mener à la réouverture de la mine Beaufor en Abitibi-Témiscamingue, souligne dans le même communiqué Kim Thomassin, première vice-présidente et cheffe des Placements au Québec et de l’Investissement durable à la CDPQ.

Le prix de l’or du moment, environ 1700 $ américains, est évidemment favorable à une relance. À sa fermeture, l’once d’or produite à Beaufor coûtait entre 1100 et 1200 $ américains.

Le directeur au développement corporatif chez Monarques, Mathieu Séguin, se félicite d’avoir pu obtenir un tel financement sans avoir à diluer la valeur des actions de l’entreprise.

Nous ne voulions pas diluer nos actionnaires pour mettre de l’argent sur l’actif de Beaufor, alors le financement avec des royautés convenait aux deux parties.

C’est une mine qui est en arrêt depuis juin dernier et elle n’a jamais été vraiment explorée à fond et le programme que nous avons mis en place va être vraiment important pour nous, ajoute-t-il.

Il soutient également que les perspectives d’avenir pour Beaufor sont alléchantes, puisque la profondeur moyenne des mines de la région se situe aux alentours de 1500 mètres, alors que la mine Beaufor n’est que de 900 mètres de profondeur. Un document de la Corporation aurifère Monarques indique également que des forages démontrent que la structure minéralisée se poursuit.

Un partenariat noué à Denver

Les discussions entre les deux parties ont commencé à Denver, à Beaver Creek plus particulièrement, où se tenait une convention minière en septembre dernier. Je demeure à cinq minutes de la Caisse à Montréal, mais c’est là-bas que nous avons entamé cette entente, raconte Mathieu Séguin.

Une fois que la mine sera relancée, Corporation Aurifères Monarques s’attend à ce qu’environ 150 employés soient sollicités dans l’opération, incluant l’usine Camflo, située près de Malartic. Au total, avec les emplois indirects, on estime le nombre de travailleurs affectés aux opérations entre 300 et 400 emplois.

À la recherche d’un partenaire majeur pour Wasamac

Corporation Aurifères Monarques est également à la recherche d’un partenaire majeur pour lancer sur la voie de la production sa mine Wasamac, située tout près de Rouyn-Noranda. Il s’agit d’un projet d’une tout autre ampleur de Beaufor, lui qui devrait produire entre 20 000 et 30 000 onces par an. En comparaison, Wasamac,devrait produire 142 000 onces par an.

Le projet n’est pas à vendre comme tel, mais Mathieu Séguin estime qu’il en coûtera environ 460 millions de dollars pour partir la mine.

Nous n’avons pas cet argent, nous cherchons quelqu’un qui va rentrer dans le capital-actions parce que notre valorisation boursière est entre 55 et 60 millions, alors il serait difficile d’aller chercher 460 millions de dollars, analyse Mathieu Séguin.

Les gens que nous cherchons pour Wasamac ne sont pas les mêmes que pour Beaufor et ça prendra une entreprise avec les reins solides, comme une compagnie senior bien établie, explique-t-il.

Une compagnie senior ou un groupe financier pourrait signifier son intérêt, un partenariat pourrait être mis en place comme il l’a été pour la mine Canadian Malartic entre Yamana Gold et Agnico Eagle, par exemple.

Une valeur de plus d’un milliard de dollars

La valeur actualisée nette du dépôt aurifère avec un prix à 1700 $ américains l’once est estimée à plus d’un milliard de dollars.

Lorsque nous avions sorti l’étude de faisabilité en décembre dernier, nous parlions de 525 millions. Cette donnée-là fait en sorte que les lumières sont davantage allumées, disons, fait valoir Mathieu Séguin, qui occupe ses fonctions depuis un an et demi.

Sans les nommer, nous pensons qu’il pourrait avoir un intérêt des entreprises qui sont implantées ici, mais il y a également des groupes australiens qui aimeraient s’implanter au Canada, dit-il.

C’est notre force, nous ne disons jamais non à un appel, conclut-il.

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