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Des règles spéciales en temps de COVID-19 pour les courtiers immobiliers

Une pancarte « À vendre » devant une maison.

Une maison à vendre

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Des règles complexes, imposées en raison de la pandémie de COVID-19, compliquent la vie des acheteurs, des vendeurs et des courtiers immobiliers.

C'est tout un casse-tête pour le monde de l'immobilier actuellement.

Les récentes directives gouvernementales ont compliqué le travail des courtiers, qui ne peuvent pas effectuer des visites avec n'importe qui.

C'est vraiment juste les gens prioritaires, puis c'est difficile parce qu'il faut l'expliquer aux gens, ce n'est pas tout le monde qui est au courant. Donc, pour plusieurs demandes, on est obligés de dire non. On prend les noms en note, puis on attend de pouvoir leur faire visiter.

Une citation de :Eva Gagnon, courtière immobilière agréée, RE/MAX Énergie

Depuis quelques semaines, des directives strictes s'appliquent. En outre, toutes les maisons ne peuvent pas être visitées en ce moment.

Toutes les maisons qui étaient en vente avant le 20 avril peuvent être visitées physiquement. Puis les gens qui peuvent visiter sont les gens prioritaires. Les gens prioritaires sont ceux qui doivent se reloger pour le 31 juillet, soit parce qu'ils ont vendu une maison ou parce qu'ils ont lâché un loyer. Ce sont ces gens-là qui sont prioritaires et qui ont le droit de visiter aujourd'hui, explique Eva Gagnon.

Si une maison peut recevoir des acheteurs potentiels, des règles claires doivent être suivies par les courtiers immobiliers. Selon le site Internet de l'Organisme d’autoréglementation du courtage immobilier du Québec (OACIQ), le courtier immobilier doit faire remplir à toute personne se présentant sur les lieux d’une visite, et à l’occupant des lieux, une déclaration attestant de son état de santé par rapport à la COVID-19.

C'est sûr que les acheteurs, les vendeurs, les agents d'immeuble, il ne faut pas qu'ils aient de symptômes de toux. C'est une personne à la fois qui visite, donc, si c'est un couple, c'est une personne à la fois avec l'agent d'immeuble. Moi, j'essaie d'avoir des gants, d'ouvrir les portes, d'ouvrir les panneaux. Tout ce que les clients touchent, il faut par la suite le désinfecter. C'est quand même une drôle d'ambiance, raconte la courtière.

Toujours selon l'OACIQ, les personnes de plus de 70 ans doivent agir avec grande prudence en raison du fait qu’elles sont plus à risque face à la COVID-19.

Il demeure que, pour la plupart, la visite en personne est essentielle dans un processus d'achat.

Une visite, c'est tellement important. Des fois les gens nous disent : "Ah! Je l'aime cette maison-là, c'est ma préférée! J'ai hâte de voir celle-là, c'est vraiment elle!" Et là, ils arrivent et ils font : "Ah, mais non, je ne pensais pas que c'était comme ça." Ça se passe vraiment dans le t-shirt. Tu ouvres la porte puis dans ton coeur, tu te dis : "C'est elle" ou "Ce n'est pas elle", puis après ça, le mental embarque. Mais ça prend le petit feeling, enchaîne Eva Gagnon.

La période printanière est la plus importante pour le secteur immobilier. Les courtiers s'attendent à une modification des règles en vigueur dès lundi. On espère notamment que ces changements ouvriront la porte des propriétés à un plus grand nombre de visiteurs.

Selon un reportage de Philippe L'Heureux

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