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La COVID-19, une ombre sur la saison des mariages

Carole Boucher et Gino Gagné devant la baie de Sept-Îles.

Le couple travaillait depuis deux ans sur une réception réunissant près de 250 invités.

Photo : Radio-Canada

Nicolas Lachapelle-Plamondon
Prenez note que cet article publié en 2020 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

La pandémie de COVID-19 bouleverse les plans de plusieurs fiancés.

Carole Boucher et Gino Gagné sont du nombre. 

« Avec tout ce qui arrive, les restrictions qui perdurent, on a décidé de le reporter en 2021. »

— Une citation de  Carole Boucher, future mariée

Carole et Gino se connaissent depuis l'adolescence, mais se perdent de vue à la sortie du secondaire. 35 ans plus tard, le hasard finit par les réunir. « C'était le destin », dit Gino.

« Quand on s'est vu, ça a vraiment été le coup de foudre! »

— Une citation de  Carole Boucher, future mariée

À 52 ans, ils décident de se marier, mais voilà, la pandémie vient bouleverser leurs plans. 

Le couple ne perdra pas l'argent dépensé jusqu'à maintenant, mais de nombreuses heures de préparation, elles, se sont envolées. 

Carole Boucher devant la baie de Sept-Îles

Carole Boucher avait déjà envoyé près de 200 faire-part quand la pandémie l'a contrainte à réévaluer la tenue de son mariage cet été.

Photo : Radio-Canada

La pandémie affecte également l’industrie du mariage. Alors que d'autres couples décident plutôt d'annuler leur célébration, plusieurs membres de l'industrie voient une importante part de leurs revenus s'envoler. 

C’est le cas de Michaël Ouellet, le propriétaire du Centre des congrès de Sept-Îles, dont les mariages représentent près de 30% du chiffre d'affaires.

« C'est peut-être un 100 mille dollars qui ne rentrera pas dans nos coffres cette année. »

— Une citation de  Michaël Ouellet, propriétaire, Centre des congrès de Sept-Îles
Michaël Ouellet devant un panneau sur lequel est écrit « ça va bien aller. »

Michaël Ouellet n'exclut pas la possibilité d'organiser des mariages virtuels pour pallier à la situation.

Photo : Radio-Canada

Michaël Ouellet craint également que la pandémie ne lui fasse perdre des clients l'été prochain.

« Présentement on en a 6-7 de reportés à l'année prochaine. Ce qui peut arriver c'est que l'année prochaine on manque de date pour les faire et que nos clients soient obligés d'aller ailleurs. »

— Une citation de  Michaël Ouellet, propriétaire, Centre des congrès de Sept-Îles

Le photographe Julien Choquette est également inquiet. Quatre des six clients qui avaient réservé ses services pour l'été ont préféré annuler et il n'a eu d'autre choix que de les rembourser.

Julien Choquette devant son ordinateur

Les mariages représentent entre 25 et 30% du chiffre d'affaires de JC Impressions.

Photo : Radio-Canada

« Présentement on peut plus ou moins rien faire. On n’a pas d'autres choix que d'attendre. »

— Une citation de  Julien Choquette, propriétaire, JC Impression
Julien Choquette devant une impression de l'une de ses photos

Julien Choquette profite de la pandémie pour travailler sur des projets personnels.

Photo : Radio-Canada

En attendant que les affaires reprennent, Julien Choquette se concentre sur sa production personnelle; une série de photographies qu'il espère vendre en ligne.

De leur côté, Carole et Gino prennent la chose avec philosophie.

« Il vaut mieux faire un mariage où tout le monde puisse fêter, qu'on puisse au moins se donner la main , danser avec tout le monde que faire un mariage avec un masque sur le visage. »

— Une citation de  Carole Boucher, future mariée

Après avoir attendu 35 ans pour être réunis, attendre une année de plus ne représente pas grand-chose pour le couple.

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