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chronique

Couvrir le sport, quand il n’y a pas de sport

Marc-Éric et Johanne sont assis à la table de la cuisine devant un café.

Depuis qu'il est en télétravail, Marc-Éric et sa femme, Johanne, peuvent prendre un café ensemble le matin.

Photo : Radio-Canada / Conceptualisation : Geneviève Tardif

Je me souviendrai longtemps du jeudi 12 mars 2020. C’est la journée où, tour à tour, les ligues sportives de partout dans le monde ont annoncé la suspension de leurs activités en raison de la pandémie de la COVID-19. Les organisateurs de manifestations sportives ont rapidement emboîté le pas, quelques jours plus tard, c’est tout le monde sportif qui était sur pause.

Rapidement, des gens de mon entourage m’ont contacté afin de savoir si j’allais être mis à pied vu les circonstances. Cela ne m’inquiétait pas, ce qui me tourmentait, c’était de savoir comment j’allais pouvoir continuer à parler du sujet qui me passionne, alors que bientôt, aucune nouvelle information n’allait être offerte.

Mon collègue Marc-Éric Bouchard était dans le même bateau. En fait, la situation qui se présentait était même sans doute pire pour lui.

En raison de la nature de son poste de chroniqueur sportif aux émissions du matin dans les quatre provinces de l’Ouest, il n’a pas beaucoup de temps chaque jour pour préparer du contenu. Comme il est en ondes tôt le matin, il récupère habituellement les résultats de la veille et analyse les plus récents matchs, mais là, qu’allait-il bien pouvoir faire ?

Je dois avouer que mon inquiétude, bien que présente, n’était pas si grande, car je connais bien Marc-Éric. Nous sommes des collègues, mais aussi des amis qui partagent la passion du sport, et ce, depuis plus de 18 ans. Je savais qu’il allait trouver une solution, comme moi, j’espérais le faire.

Dans une semaine normale, Marc-Éric et moi avons de nombreux échanges par courriels ou par messages textes et nous nous parlons en moyenne deux à cinq fois. La dernière fois que nous avions eu une conversation de vive voix, c’était le lundi 16 mars, alors que nous préparions ce qui allait être le dernier Duo de la passerelle de la saison.

Nous avons beaucoup de plaisir à prendre part à ce segment de l’émission La croisée, qui nous force à réfléchir à certains aspects du sport habituellement ignorés et qui nous permet de vulgariser certaines nouvelles sportives pour ceux qui sont moins passionnés que nous.

La vie, c'est wow!

Ce qui me manque le plus en ne discutant plus de façon presque quotidienne avec Marc-Éric, c’est sa bonne humeur et son positivisme. Les collègues de Calgary pourront vous le dire, ils s’ennuient eux aussi de la personnalité de celui qu’on appelle MEB.

Comme nous vivons au quotidien le même défi et parce que j’avais besoin d’une dose de positivisme, j’ai décidé de me brancher avec Marc-Éric.

La crise actuelle ne l’a pas changé, au contraire. Il reconnaît que la pandémie est terrible pour bien des gens, mais ce dont il parle instinctivement, c'est seulement des bons côtés que le confinement lui permet de vivre.

La devise de Marc-Éric est La vie, c’est wow. Même en cette période difficile, mon ami a réussi à me transmettre sa passion de la vie.

Après quelques défis pour nous brancher, nous avons finalement réussi à nous parler, grâce à l’aide de Johanne, la femme de Marc-Éric.

Voici la discussion que nous avons eue.

Comment ça va chez nous? Une conversation entre Patrick Henri et Marc-Eric Bouchard

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Alberta

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