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Les sexagénaires peuvent recommencer à garder leurs petits-enfants, dit le Dr Arruda

La santé publique leur demande cependant de prendre une foule de précautions.

Une femme se promène avec de jeunes enfants dans une ruelle de Montréal.

En cas de nécessité, les 60 à 69 ans pourront faire du gardiennage, dit maintenant Horacio Arruda.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Après avoir indiqué que les sexagénaires pouvaient sans crainte retourner travailler dans les écoles et les garderies du Québec selon le plan de déconfinement présenté la semaine dernière, la santé publique leur donne maintenant le feu vert pour recommencer à s'occuper de leurs petits-enfants.

Les grands-parents pourront donc reprendre le gardiennage, mais seulement si certaines conditions sont remplies, a fait savoir jeudi le directeur national de santé publique, Horacio Arruda, pendant la conférence de presse quotidienne des autorités.

Ce ne sera pas le temps d'inviter grand-maman à souper, si ce n'est pas pour s'occuper des enfants.

Horacio Arruda, directeur national de santé publique

Il faudra notamment que les circonstances l'exigent, c'est-à-dire que les parents, obligés de travailler en même temps, n'aient pas d'autres options pour faire garder leurs enfants.

La grand-mère ou le grand-père appelé à la rescousse devra être en bonne santé. Et il faudra aussi éviter les grandes accolades, a spécifié le Dr Arruda.

Les grands-parents qui se remettent au gardiennage devront en outre respecter les règles d'hygiène, comme se laver les mains fréquemment. Et ceux qui souhaiteront porter un couvre-visage pourront le faire.

La garderie ou les grands-parents; ce sera l'un ou l'autre

Dans une vidéo mise en ligne au milieu de l'après-midi, le directeur national de santé publique explique, aux côtés du ministre de la Famille, Mathieu Lacombe, que les enfants qui seront gardés par leurs grands-parents devront avoir été isolés à la maison dans les dernières semaines et ne pas avoir fréquenté un service de garde ou l'école.

Si vous décidez de faire garder les enfants à la maison, vous pourrez toujours faire une demande ensuite pour reprendre votre place en garderie plus tard, explique le ministre aux parents.

Par contre, une fois que votre enfant aura été en contact avec ses amis à la garderie ou à l'école, comme l'a mentionné le Dr Arruda, il ne sera plus possible de le faire garder par quelqu'un de l'extérieur de la maison.

Ce sera ainsi jusqu'à ce que la situation s'améliore, parce que même si les services de garde sont sécuritaires et respectueux des règles d'hygiène, nous sommes encore en situation de pandémie, rappelle le ministre. Et ce qu'il faut – le Dr Arruda le répète chaque jour –, c'est limiter les contacts le plus possible.

Précision

Ce texte a été modifié par souci d'exactitude. Dans sa version originale, il pouvait laisser entendre que les grands-parents de moins de 70 ans n'avaient pas le droit de garder leurs petits-enfants, en raison des consignes sanitaires adoptées par le gouvernement du Québec.

Or, sur le plan légal, il n’a jamais été spécifiquement interdit aux grands-parents, peu importe leur âge, de garder leurs petits-enfants.

Toutefois, le décret du 20 mars interdit explicitement « tout rassemblement intérieur ou extérieur ». De plus, la santé publique recommande aux aînés, qui sont les plus à risque de décéder des complications de la COVID‑19, de rester à la maison, sauf en cas de nécessité ou d’exception.

Cette recommandation ne vaut toutefois plus que pour les personnes de 70 ans et plus, comme l’a souligné la vice-première ministre Guilbault, le 6 avril dernier.

Le ministre Lacombe a déjà indiqué que les places en garderie seront réservées jusqu'en septembre en raison de la pandémie. Les parents qui souhaitent conserver leur place tout en gardant leur enfant à la maison devront toutefois recommencer à payer les services de garde à compter du 22 juin.

Cette annonce intervient au lendemain d'une autre, beaucoup moins populaire, selon laquelle les sexagénaires pourront retourner au travail, la santé publique ayant établi le facteur de risque à 70 ans et non à 60 ans.

Après s'être absenté lors du point de presse de mercredi, le premier ministre Legault était de retour jeudi. Tableau à l'appui, il a indiqué que le niveau de risque de développer des complications liées au nouveau coronavirus était plutôt faible pour les personnes âgées de moins de 70 ans.

Accompagné du président du Conseil du Trésor, Christian Dubé, le premier ministre a également annoncé que de nouvelles primes pour le travail à temps plein seront offertes à ceux qui œuvrent dans les CHSLD où la COVID-19 a fait son nid ainsi qu'à certains travailleurs de la santé déployés dans les « zones rouges » d'une vingtaine d'hôpitaux montréalais.

Plus de 98 % des nouveaux décès dans le Grand Montréal

Le bilan de la pandémie au Québec s'élève maintenant à 2631 morts; 35 238 cas confirmés; 1836 hospitalisations, dont 224 aux soins intensifs; et 8673 personnes rétablies.

La presque totalité des nouveaux décès annoncés jeudi provenait de la région métropolitaine, soit 119 sur 121.

La situation sanitaire demeurant particulièrement préoccupante dans le Grand Montréal, le premier ministre a annoncé jeudi que la réouverture des magasins, des écoles primaires et des services de garde dans les 82 municipalités de la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM) serait reportée du 18 au 25 mai.

Montréal c'est fragile; le reste du Québec, c'est le paradis, a résumé le Dr Arruda, dans le langage imagé qu'on lui connaît.

Selon nos informations, le taux de fréquentation moyen des écoles primaires qui ouvriront le 11 mai, soit à l'extérieur de la CMM, serait de 58 %. Québec misait au départ sur un taux de 50 %, tandis que la FQDE prévoyait 60 %.

Jusqu'ici, 264 143 tests ont été effectués au Québec. La santé publique souhaiterait passer en deuxième vitesse, avec comme objectif d'en réaliser 14 000 par jour d'ici vendredi. Des « problèmes de ressources humaines » pourraient toutefois la ralentir.

Avec les informations de La Presse canadienne

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