•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Sidewalk Labs annule son projet de quartier intelligent à Toronto

Illustration des installations envisagées pour le projet de ville intelligente Quayside, à Toronto.

Le projet Quayside entend faire d'un quartier abandonné de Toronto un pôle de l'innovation et un exemple de ville intelligente.

Photo : Sidewalk Toronto

Radio-Canada

La compagnie soeur de Google cite « l’incertitude économique sans précédent » comme facteur principal de son retrait du projet de revitalisation du secteur riverain de Toronto.

Le quartier intelligent devait être doté d'une vaste gamme de technologies de pointe, allant des tours résidentielles en bois à l'utilisation de voitures autonomes et de trottoirs chauffés. Sidewalk Labs avait initialement affirmé que le projet créerait 44 000 emplois, générerait 4,3 milliards de dollars de recettes fiscales annuelles et ajouterait 14,2 milliards de dollars par an au produit intérieur brut du Canada.

Google voulait aussi y installer son nouveau siège social canadien et construire des commerces, des entreprises et des logements sociaux.

Au fil du développement du projet, des questions ont été soulevées, notamment au sujet du respect de la vie privée et des relations de Sidewalk Labs avec les Autochtones.

Le projet n’avait pas encore reçu le feu vert des autorités et était encore considéré en attente d’évaluation par Toronto.

Le projet avait obtenu en janvier un sursis de la part de Waterfront Toronto, reportant au 20 mai une décision de collaborer ou non avec Sidewalk Labs.

Le maire de Toronto, John Tory, a affirmé par voie de communiqué regretter que Sidewalk Labs se retire du projet, mais dit que Toronto a une belle occasion de poursuivre le projet, en cette période où nous souhaitons continuer à développer le logement à Toronto.

M. Tory affirme que Google devrait malgré tout demeurer un important partenaire de Toronto et de son secteur technologique.

Le premier ministre Ford a quant à lui qualifié la décision de Sidewalk Labs de regrettable, mais a affirmé avoir confiance que d'autres investisseurs auront l'occasion de faire un projet spectaculaire dans le secteur riverain de Toronto.

Le conseiller de l’arrondissement et membre du conseil d’administration de Waterfront Toronto, Joe Cressy, a affirmé que le projet allait devoir être réimaginé, mais que la volonté de développer ce secteur était toujours présente.

BlockSidewalk, un groupe citoyen opposé au projet, a crié victoire à la suite de cette annonce. Sa porte-parole Julie Beddoes affirme qu’il s’agit d’un message fort envoyé à la Silicon Valley de la part de ceux qui combattent les grandes compagnies technologiques dans les villes.

Le groupe citoyen affirme que le projet de Sidewalk Labs constituait un foyer de test pour un état de surveillance accrue.

L'Association canadienne des libertés civiles a aussi souligné l'abandon du projet, affirmant que le cadre réglementaire canadien actuel ne dispose tout simplement pas d'une législation modernisée en matière de protection de la vie privée.

L’organisme craignait que la vie privée des résidents et des visiteurs n'aurait pas suffisamment été protégée par les infrastructures de surveillance envisagées dans le quartier.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

Politique municipale

Techno