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Une rentrée scolaire progressive pour 1700 élèves de la Vallée-de-l’Or

Un arc-en-ciel dessiné à la craie sur un tableau de classe, avec écrit en dessous "ça va bien aller mes grands!"

L'école primaire Sainte-Lucie a préparé ses locaux pour accueillir les élèves en vue du retour en classe le 11 mai.

Photo : Gracieuseté de la Commission scolaire de l'Or-et-des-Bois

Annie-Claude Luneau

Rendre le retour en classe agréable et sécuritaire, voilà le défi que tentent de relever les équipes de toutes les écoles primaires de la région, en vue de la rentrée du lundi 11 mai.

En plus du redécoupage des groupes pour respecter la règle des 15 élèves maximum par local, le personnel s’affaire depuis lundi à réaménager les locaux et à prévoir de stricts protocoles d’hygiène.

À la Commission scolaire de l’Or-et-des-Bois (CSOB), 53 % des élèves seront de retour en classe.

La rentrée se fera sur trois jours, à commencer par les élèves du troisième cycle du primaire lundi, ceux du deuxième cycle mardi et ceux du préscolaire et premier cycle mercredi.

Au total, 1 700 élèves seront répartis dans 180 groupes.

L’enfant va aller à la même école que d’habitude, c’était important pour nous. On essaie aussi autant que possible que l’enfant soit avec son enseignante habituelle, mais ce n’est pas toujours possible. Soit que l'enseignante est absente, ou on a dû fractionner les groupes. On a essayé de limiter l’impact chez les élèves, explique le directeur général de la CSOB Alain Guillemette.

Visite guidée à l’école Sainte-Lucie

À l’école Sainte-Lucie de Val-d’Or, par exemple, presque tous les groupes sont intacts, mis à part celui de troisième année.

Quelle que soit la réalité de chaque école, les élèves doivent s’attendre à un tout nouvel environnement physique.

Une salle de classe avec du matériel sur des petites tables, toutes espacées les unes des autres.

Les élèves seront assis à au moins 2 mètres les uns des autres.

Photo : Gracieuseté de la Commission scolaire de l'Or-et-des-Bois

Dès leur entrée dans la cour d’école, ils seront accueillis par les membres du personnel, qui assureront le respect de la distanciation physique et les feront entrer un à la fois pour un premier lavage de mains.

Les élèves se dirigeront ensuite directement dans leur classe, sans pouvoir accéder à un casier. Un système de flèches permettra d’assurer la circulation à sens unique dans l’école, pour éviter au maximum que des élèves se croisent.

Une fois rendus en classe, ils y resteront pour la majeure partie de la journée. Chaque élève devra travailler avec le matériel scolaire mis à sa disposition sur son pupitre et ce matériel devra y rester. Pas besoin de sac d’école, donc, mais les élèves devront prévoir leur collation, leur lunch (pour ceux qui dînent à l’école) et une gourde d’eau puisque les fontaines seront condamnés.

Pas d’accès au gymnase et au local de musique, mais les spécialistes pourront préparer des activités spéciales dans les classes.

Une salle de classe avec des pupitres très loin les uns des autres.

Une salle de classe de l'école Sainte-Lucie, où les pupitres sont espacés pour respecter les mesures de distanciation physique.

Photo : Gracieuseté de la Commission scolaire de l'Or-et-des-Bois

Un horaire de lavage de mains sera aussi établi pour chaque classe dans la journée, qui sera coordonné avec un temps réservé à une sortie de récréation dans la cour d’école. Mais encore là, les activités y seront fort différentes, puisque les élèves devront garder une distance entre eux et ils n’auront pas accès aux modules de jeu.

Environnement agréable

Selon la directrice de l'école Sainte-Lucie, Nathalie Gosselin, l’objectif des équipes-écoles est de faire preuve de créativité et d’offrir un environnement de vie agréable.

Oui, ils seront confinés à un local et il y aura des règles très strictes, mais il faut que ça soit le fun, indique Nathalie Gosselin. Une enseignante me disait que même si bien des choses ont changé, l’amour et la passion pour les enfants ne changeront jamais. Oui on va éviter les câlins et plein de choses, mais ça ne se vivra pas nécessairement dans une ambiance lourde. Ça peut quand même être plaisant.

On veut vraiment miser sur le côté positif.

Une citation de :Nathalie Gosselin, directrice de l'école primaire Sainte-Lucie

Enseignante d’anglais à Sainte-Lucie, Manon Jetté reconnaît le caractère exceptionnel de ce qu’elle s’apprête à vivre le 11 mai.

C’est plus qu’une nouvelle rentrée, parce qu’elle va se vivre dans un contexte jamais vu, avec des règles d’hygiène aussi serrées, souligne-t-elle. On devra apprendre à enseigner différemment, mais c’est un défi qu’on est capable de relever. On veut surtout que ça se fasse en douceur et que les enfants se sentent en sécurité avec nous. C’est sûr qu’on n’est pas habitués à toujours se garder à deux mètres des élèves, mais l’affection, ça peut aussi passer par un sourire, dire à quelqu’un qu’on l’aime. On va trouver des moyens!

Manon Jetté pose debout dans la cour d'école.

Manon Jetté, enseignante d'anglais à l'école primaire Sainte-Lucie.

Photo : Radio-Canada / Marc-André Landry

Un défi dans le transport scolaire

Les règles gouvernementales prévoient un maximum de 12 élèves par autobus  : c’est quatre fois moins qu’à l’habitude.

La Commission scolaire de l’Or-et-des-Bois a donc demandé aux parents qui le peuvent d’aller reconduire et chercher leurs enfants à l’école.

On a eu une belle collaboration des parents à ce niveau-là, assure le directeur général Alain Guillemette.

Au final, 463 élèves auront accès au transport scolaire.

On a réussi à organiser les circuits et ça va fonctionner assez bien. On est capable avec nos circuits, à part un qu’on va devoir doubler. Actuellement, les élèves qui se sont inscrits et qui ont dit "J’ai besoin absolument d’un transport", on l’a organisé, conclut monsieur Guillemette.

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