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Réouverture des écoles : beaucoup de questions et très peu de réponses

Une enseignante lit un livre à des élèves dans une salle de classe.

À la mi-mai, le retour en classes se fera sur une base volontaire jusqu’à un retour complet espéré pour la rentrée scolaire en septembre.

Photo : École des Colibris/CSF

Prenez note que cet article publié en 2020 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

« On se sent tellement dans le noir », lance Julie Lavallée, enseignante à l’École Anne-Hébert de Vancouver. L’annonce de la réouverture progressive des écoles de la Colombie-Britannique, sans dates ni consignes précises, apporte son lot de questions et très peu de réponses.

Les écoles devront offrir l'éducation en salle de classe et poursuivre le plan d'apprentissage en ligne, mais le comment n'est pas encore confirmé, indique le Conseil scolaire francophone (CSF) dans un courriel.

Est-ce qu’on va devoir faire des zooms en même temps qu’on enseigne en présentielle, demande Mme Lavallée.

« On ne sait rien. On se pose énormément de questions, mais on n’a pas de réponse. »

— Une citation de  Julie Lavallée, enseignante, École Anne-Hébert

Une inquiétude partagée par Jessica McGill, enseignante à l'école d'immersion Handsworth. Elle trouve la situation plutôt rock and roll, et s'inquiète à savoir comment elle jonglera avec cette double tâche.

Une élève fait des exercices de mathématiques en ligne.

Les directions scolaires reçoivent des informations au compte-gouttes du CSF, déplore Mme Lavallée.

Photo : Annie Spratt/Unsplash

Le Conseil scolaire francophone demande aux enseignants d’être patients. Il faut simplement nous donner un peu de temps pour mettre en place les lignes directrices, écrit la porte-parole du Conseil scolaire francophone de la Colombie-Britannique.

« Dès que nous aurons un plan précis, il nous fera plaisir de le partager. »

— Une citation de  Pascale Cyr, porte-parole, Conseil scolaire francophone de la Colombie-Britannique

Combien d'élèves par classe?

Difficile de maintenir la distanciation sociale dans des salles de classe modulaires, croit Mme Lavallée. Est-ce que ça veut dire que je n’aurai pas plus de 14 élèves? se demande-t-elle.

La présence régulière des élèves en classe pose un certain défi, reconnaît le directeur général du Conseil scolaire francophone de la Colombie-Britannique, Michel St-Amant. Comme parent, je préfère envoyer mon enfant à l’école, mais demain, est-ce que je change d’idée, a-t-il déclaré au micro de l’émission Phare Ouest jeudi. Une cellule de crise se penche sur ces questions, assure-t-il.

Notre dossier COVID-19 : ce qu'il faut savoir

De la flexibilité

Bien qu’il apporte plus de liberté aux parents, un retour en classe sur une base volontaire les force à prendre une décision parfois difficile. Mme McGill hésite elle-même à envoyer ses deux enfants à l’école.

Quoi qu’il en soit, elle voit de la lumière au bout du tunnel. Je commence à avoir un bon feeling, dit-elle. Le retour progressif permettra aux enseignants de bien se préparer au retour complet en septembre.

De plus, la flexibilité plaît au Conseil scolaire francophone de la Colombie-Britannique, puisqu’elle permet de travailler directement avec chacune des écoles, qui ont des réalités bien différentes, rappelle M. St-Amant.

Dans la province, il y a environ 5000 élèves sur un total de 550 000 qui se présentent actuellement en classe, selon le ministère de l’Éducation, notamment les enfants des travailleurs essentiels et des élèves plus vulnérables.

Avec les informations de Benoit Ferradini et Phare Ouest

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