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Il peut conduire de nouveau... grâce à la COVID-19

Un travailleur qui n'avait plus son permis a donné comme argument que le covoiturage était à éviter.

Des mains sur un volant dans une voiture.

La crise sanitaire a permis à un résident de la Côte-Nord de remettre ses mains sur un volant.

Photo : CBC

Un résident de la Côte-Nord qui n'avait plus le droit de conduire a obtenu la permission d'un tribunal de détenir un permis temporaire pendant la crise sanitaire.

Simon McKenzie s'est adressé à la Cour du Québec pour obliger la Société de l'assurance automobile (SAAQ) à lui fournir un permis restreint, afin de pouvoir continuer à travailler.

Le résident de Uashat, dont le permis avait été révoqué après avoir atteint la limite de points d’inaptitude, travaille à l'Aluminerie Alouette, où il est opérateur de chariots élévateurs.

Avec la COVID-19, plus personne ne veut faire du covoiturage, a fait valoir l'homme de 37 ans à la juge Luce Kennedy.

Cette dernière a accédé à sa demande en raison des mesures sanitaires mises en place par le gouvernement.

Une barrière routière établie rue Arnaud entre Uashat et Sept-Îles.

Tous les accès au territoire de Uashat sont fermés pour freiner la propagation de la COVID-19. Deux postes de contrôle ont été installés pour filtrer les allées et venues.

Photo : Radio-Canada / Marie Kirouac

Lors de l'audience, M. McKenzie a indiqué qu'il ne pouvait pas utiliser le transport en commun et que le tarif d'un taxi pour franchir les 70 km qui séparent son lieu de travail et sa résidence lui coûterait quotidiennement 150 $.

En raison des directives concernant la distanciation sociale, le confinement et la délimitation des régions sociosanitaires incluant les communautés autochtones, M. McKenzie ne peut pas faire du covoiturage, comme il le faisait auparavant, sans risquer de recevoir un constat d’infraction, indique la juge.

Exception

La juge Kennedy considère donc qu'il s'agit d'une exception prévue au Code de la sécurité routière pour récupérer un permis restreint dans le cadre de l'exécution de son travail principal.

La magistrate a ordonné à la SAAQ de lui délivrer un permis de conduire valide jusqu'au 8 juillet, ou plus tôt si le gouvernement levait l'état d'urgence sanitaire avant cette date.

Son permis de conduire sera valide seulement afin de se déplacer pour son travail.

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