•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Le CIUSSS accorde pour près de 6 millions $ en contrats d’urgence

L'urgence de l'hôpital de Chicoutimi.

L'entrée de l'urgence de l'hôpital de Chicoutimi.

Photo : Radio-Canada / Lynda Paradis

Michel Gaudreau

Depuis le déclenchement de l’état d’urgence sanitaire le 13 mars dernier, le Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux (CIUSSS) du Saguenay–Lac-Saint-Jean a conclu 14 contrats de plus de 100 000 $ chacun sans appel d’offres, des achats totalisant 5 745 780 $.

Les équipements pour lesquels ces contrats ont été octroyés sont surtout des ventilateurs et des respirateurs pour les cas de COVID-19. On retrouve aussi des lits neufs et des uniformes pour les employés du CIUSSS.

Normalement, ce genre de contrats doit faire l’objet d’un processus d’appels d’offres à l’échelle du Québec, mais le décret sur l’urgence sanitaire adopté par le gouvernement du Québec autorisait les centres intégrés de santé et de services sociaux à commander directement du matériel aux fournisseurs de leur choix.

La ministre de la Santé et des Services sociaux et les établissements de santé ou de services sociaux peuvent, sans délai et sans formalité, pour protéger la santé de la population, conclure les contrats qu’ils jugent nécessaires, notamment pour acquérir des fournitures, des équipements, des médicaments ou pour procéder à des travaux de construction. (décret 177-2020, 13 mars)

Près du tiers des contrats octroyés (2 millions $) visait l’achat de différents types de respirateurs ou de ventilateurs essentiels pour traiter les patients atteints gravement de la COVID-19 et devant obtenir une assistance respiratoire. Plus de 1 million $ a été dépensé pour des pompes à perfusion, pour l’envoi automatique d’injections dans le système sanguin.

La plupart des fournisseurs de ces équipements de pointe se retrouvent à l’extérieur du Québec, principalement en Ontario.

Contrats québécois et régionaux

Le plus gros contrat sans appel d’offres a cependant été accordé à Équipements Saguenay de Chicoutimi pour l’achat d’uniformes et de masques pour les employés du CIUSSS.

Le directeur au développement des affaires de l'entreprise, Raphaël Côté, a dû faire appel à cinq sous-traitants pour être capable de livrer cette commande qui comprend 60 000 blouses et pantalons en polycoton lavables.

Équipements Saguenay, qui compte 65 employés, est spécialisée dans les uniformes de protection industrielle, notamment pour Rio Tinto.

Après son premier contrat sans appel d’offres avec le CIUSSS du Saguenay–Lac-Saint-Jean, Raphaël Côté dit avoir obtenu deux importantes commandes des Centres de santé des Laurentides et de Gatineau.

Une entreprise d’Hébertville-Station, DF Informatique, a aussi été choisie par le CIUSSS pour fournir des portables, des écrans et des caméras web.

Saguenay : une seule commande sans appel d’offres

Contrairement au CIUSSS, la Ville de Saguenay n’est pas soumise au décret sur l’urgence sanitaire pour les achats qu’elle fait.

Elle doit donc continuer de respecter les règles normales pour l’attribution des contrats en allant en soumission publique pour les contrats de 100 000 $ et plus.

La règle aurait été différente si Saguenay avait déclaré la Loi sur les mesures d’urgence.

Par contre, la Loi des cités et villes accorde des pouvoirs spéciaux aux maires et mairesses de pouvoir procéder à des achats d’urgence sans appel d’offres pour des questions qui mettent en cause la santé et la sécurité des citoyens, ajoute le responsable des communications à Saguenay, Jeannot Allard. C’est ce que Josée Néron a fait au tout début de la pandémie pour l’achat de masques et de désinfectant pour une somme de 330 000 $.

Ce contrat a été approuvé le 6 avril dernier par le comité exécutif. C’est le seul achat du genre effectué par la ville dans ce contexte de pandémie, précise Jeannot Allard.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !