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Les adultes du quartier Notre-Dame à Rouyn-Noranda sont aussi surexposés à l’arsenic

Un quartier résidentiel juste à côté d'une zone industrielle.

Les adultes du quartier Notre-Dame seraient eux aussi surexposés à l'arsenic, selon nos informations. (archives)

Photo : Radio-Canada / Mélanie Picard

La deuxième étude de biosurveillance de la Santé publique en Abitibi-Témiscamingue concernant l’arsenic à Rouyn-Noranda révèle que les adultes du quartier Notre-Dame sont eux aussi surexposés à l’arsenic.

Radio-Canada a appris que les résultats plus détaillés de cette étude sont déjà disponibles et prêts à être présentés aux citoyens du quartier, mais qu’ils tardent à être dévoilés aux résidents. Selon nos informations, cette étude révélera notamment que les adultes du quartier, tout comme les enfants, sont surexposés à l’arsenic.

La Direction de la Santé publique en Abitibi-Témiscamingue évoque, pour justifier les délais dans la présentation de l’étude, que la majorité des ressources sont utilisées en ce moment pour la pandémie liée à la COVID-19.

Cette étude visait à observer la quantité d'arsenic dans les ongles des résidents du quartier voisin de la Fonderie Horne, le quartier Notre-Dame. Des tests de sol étaient aussi effectués à plusieurs endroits, dont ceux de l’école et des garderies du quartier.

Rappelons qu'une première étude, menée uniquement auprès des enfants du quartier Notre-Dame, avait révélé la présence de près de quatre fois plus d'arsenic que chez ceux d'un groupe témoin à Amos.

La directrice de la Santé publique par intérim en Abitibi-Témiscamingue, Dre Omobola Sobanjo, assure que malgré le délai pour présenter les résultats, le dossier continue de progresser et qu’il demeure important pour la Santé publique.

Deux femmes devant les caméras pour une conférence de presse

Dre Omobola Sobanjo, directrice de la Santé publique de l'Abitibi-Témiscamingue par intérim (archives)

Photo : Radio-Canada / Millette, Lise

Comme la situation [de la COVID-19] est plus stable, on a pu recommencer nos travaux concernant l’étude de biosurveillance, on finalise la rédaction du rapport. Normalement, on devait rencontrer les participants et les citoyens avant, mais étant donné qu’on ne pouvait pas le faire avec le confinement, tout a été ralenti, explique Dre Sobanjo.

Des résidents souhaitent obtenir les résultats

Le Comité Arrêt des rejets et émissions toxiques (ARET) de Rouyn-Noranda croit qu’il est possible de présenter les résultats sans rencontrer les résidents en personne.

On suggère que ce soit présenté sur Internet de façon interactive pour que les gens puissent poser leurs questions pour que les chiffres puissent être présentés plus rapidement, affirme la co-porte-parole du comité, Mireille Vincelette.

Une femme est debout tout près de son potager.

Mireille Vincelette, co-porte-parole du comité ARET (archives)

Photo : Radio-Canada / Émilie Parent-Bouchard

On comprend que la COVID c’est peut-être plus urgent dans une question de Santé publique, mais on pense que les gens qui continuent à être exposés à tous les jours ont le droit de savoir dans quelle mesure ils le sont, ajoute-t-elle.

Elle croit qu’il serait important de connaître rapidement les résultats pour les tests de sol qui ont été effectués, notamment sur le terrain des écoles et des garderies.

On pense que ce serait important que les résultats sortent rapidement avec le printemps qui arrive, les poussières remises en suspension et les gens qui voudraient jardiner, ce serait bien de savoir si leur sol est contaminé avant de travailler leur terrain, affirme Mireille Vincelette.

Des discussions entre la Santé publique régionale et le comité ARET ont eu lieu dans les derniers jours concernant la présentation des résultats.

La directrice de la Santé publique par intérim en Abitibi-Témiscamingue assure que le dossier de l'arsenic à Rouyn-Noranda demeure une priorité pour son organisation.

Dre Omobola Sobanjo affirme que dès que ce sera possible, les résidents du quartier Notre-Dame seront informés des résultats.

L'annonce pourrait se faire par visioconférence si la situation en lien avec la pandémie demeure la même.

Omobola Sobanjo précise que les employés de la Santé publique doivent demeurer disponibles pour faire des enquêtes en lien avec la COVID-19.

On veut pouvoir donner des résultats et présenter le rapport cet été. On ne peut pas le faire plus tôt sans savoir ce qui va arriver dans les prochaines semaines, ajoute-t-elle.

Une partie des installations de la Fonderie Horne, dont une cheminée.

La Fonderie Horne, située dans le quartier Notre-Dame à Rouyn-Noranda

Photo : Radio-Canada / Mélanie Picard

La Fonderie Horne assure que la situation s’améliore

La Fonderie Horne a fait savoir qu’elle n’avait pas accès aux résultats de cette deuxième phase de tests. L’entreprise dit aussi comprendre que l’annonce des résultats ait été retardée en raison de la pandémie.

Par voie de communiqué, l’entreprise a fait savoir que les émissions d’arsenic ont grandement diminué depuis le début de l’année 2020 grâce à différentes mesures mises en place.

La moyenne enregistrée à la station légale depuis le début de l’année est de 48 nanogrammes par mètre cube, selon l’entreprise. La moyenne était de 98 ng/m3 en 2018 et de 130 ng/m3 en 2019.

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Abitibi–Témiscamingue

Santé publique