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  • Il y a 100 ans, les peintres du Groupe des sept présentaient leur première exposition

    Tableau, pin blanc sur un rocher.

    Tableau d'Alfred Casson (1898-1992), peintre du Groupe des Sept. Image tirée d'un reportage d'Hebdo dimanche, 4 septembre 1983

    Photo : Radio-Canada

    Radio-Canada

    Le 7 mai 1920, le Groupe des sept présente sa première exposition à la Gallery of Art de Toronto, aujourd’hui le Musée des beaux-arts de l’Ontario. Ces peintres paysagistes modernes ont réussi à créer un authentique art canadien qui se détachait des traditions artistiques européennes.

    Ils étaient dix...

    Les artistes fondateurs du Groupe des sept sont Franklin Carmichael, Lawren Harris, A.Y. Jackson, Franz Johnston, Arthur Lismer, J.E.H. MacDonald et F.H. Varley.

    Tom Thomson, un de leurs collègues influents, est décédé en 1917, quelques années avant la formation du groupe.

    Plusieurs membres du Groupe des sept font connaissance entre 1911 et 1913 à l'Art & Letters Club de Toronto, un club privé d'hommes intéressés par la littérature et les arts. D'autres peintres du groupe se rencontrent dans les sociétés d'art publicitaire Grip Limited et Rous & Mann, où la majorité travaille.

    À compter de 1913, plusieurs peintres se rassemblent dans un immeuble qui regroupe des ateliers d'artistes à Toronto, le Studio Building. Le Groupe des sept se forme lors d'une soirée entre compagnons peintres en mars 1920, mais ne sera officiellement reconnu qu’à l'ouverture de sa première exposition, le 7 mai 1920.

    Franz Johnston démissionnera du Groupe des sept en 1924. Il n'avait participé qu'à la première exposition des peintres. Il sera remplacé en 1926 par A.J. Casson (1898-1992).

    En 1930, Edwin Holgate (1892-1977), de Montréal, s'ajoute au Groupe. L.L. Fitzgerald (1890-1956), un peintre winnipegois, se joint à l'association deux ans plus tard.

    La naissance d’une peinture typiquement canadienne

    Le 27 novembre 1973, l’animatrice de Femme d’Aujourd’hui, Aline Desjardins, s’entretient avec Michel Pantazzi, directeur des services éducatifs à la Galerie Nationale de l’Ontario au sujet du Groupe des sept.

    Femme d’aujourd’hui, 27 novembre 1973

    Devant un populaire tableau de l’artiste Tom Thomson, The Jack Pine, (1916-1917) l’animatrice déclare que le Groupe des sept était plus qu’un regroupement de peintres. « Il y avait également un engagement rattaché à ce groupe. »

    Michel Pantazzi explique cette orientation nationaliste qui caractérise les peintres du groupe. Ils souhaitaient d’abord « rejeter l’influence étrangère et rendre justice aux paysages canadiens ».

    Grâce aux relations du peintre Lawren Harris, héritier de l’entreprise de matériel agricole Massey-Harris Co. Ltd et indépendant de fortune, le groupe présente, en mai 1920, plus de 121 œuvres à l'Art Gallery of Toronto.

    L’exposition provoque au départ la controverse et même quelques réactions hostiles. Certains journaux qualifient leurs toiles « d’estomac d’ivrogne » ou encore de « pot de peinture jeté au visage du public ».

    Michel Pantazzi affirme que si ces artistes ont été critiqués au commencement, ils étaient tout de même soutenus par plusieurs.

    Plusieurs peintres furent influencés par leurs œuvres. C’est le cas d’Emily Carr qui aurait déclaré, à la vue des tableaux du Groupe des sept, que c’est ce qu’elle avait souhaité peindre toute sa vie.

    Le Groupe des sept expérimente sans cesse en utilisant des couleurs discontinues, en créant des textures nouvelles ou en structurant leurs toiles de façon originale.

    Les membres du groupe participent à une quarantaine d'expositions de 1920 à 1933, au Canada, aux États-Unis et même en Grande-Bretagne.

    À l'époque du Groupe des sept, les expositions de l'Académie royale des arts du Canada ou de l'Ontario Society of Artists mettent en valeur des œuvres plutôt conservatrices. La nouveauté des œuvres du Groupe des sept tient surtout à une représentation originale de la nature par l'usage de contours marqués et de couleurs contrastantes qui créent des effets de lumière et de profondeur.

    À la découverte du musée Kleinburg

    Le 4 septembre 1983, Hebdo dimanche présente un reportage sur La galerie McMichael située à Kleinburg en Ontario.

    Hebdo dimanche, 4 septembre 1983

    Située au nord de Toronto, elle est créée par Robert et Signe McMichael, qui commencent à collectionner les tableaux du Groupe des sept et de leurs contemporains en 1955.

    Au début des années 1960, la maison des McMichael est rendue accessible aux visiteurs puis, en 1965, elle est offerte à la province de l'Ontario avec les 177 œuvres d'art qu'elle possédait.

    Le reportage offre une courte visite de la galerie de Kleinberg qui présente la collection McMichael, formée entièrement d'œuvres canadiennes.

    On peut y entendre le peintre Alfred Casson, qui se joint au groupe en 1926. Il exprime son attachement au Groupe des sept.

    Dans toute ma vie, je n’ai jamais été associé avec des gens aussi enthousiastes. Je dois tout au groupe. Je suis allé au collège d’art, mais j’ai davantage appris avec eux.

    Alfred Casson, peintre canadien, membre du Groupe de sept

    D'après l'entente signée en 1965 entre le gouvernement de l'Ontario et les McMichael, la galerie d'art devait se concentrer sur la conservation des œuvres du Groupe des sept et de leurs contemporains, comme Emily Carr, David Milne, Clarence Gagnon et James Morrice. Un peu plus tard, l'art amérindien et inuit fut ajouté au mandat d'acquisition du musée.

    Au fil des ans, la collection d'art canadien McMichael s'est enrichie. Elle possède désormais la plus importante collection de peintures du Groupe des sept.

    Un art local qui voyage

    En 2001, les Chinois découvrent avec curiosité les grands espaces et les régions sauvages tels que les a représentés le Groupe des sept.

    Le Téléjournal, 27 avril 2001

    Au Téléjournal diffusé le 27 mai 2001, le journaliste Raymond Saint-Pierre assiste à la première exposition du Groupe de sept en Asie, Terre sauvage.

    Quatre grandes villes chinoises présentent, pendant six mois, des dizaines de toiles des fameux peintres canadiens. Il s'agit de la plus grande exposition organisée à l’étranger par le Musée des beaux-arts du Canada.

    Même s'il a disparu en 1932, le Groupe des sept n'a jamais été officiellement démantelé. Il a pris une ampleur nouvelle en devenant le Groupe des peintres canadiens. Cette nouvelle association a accueilli une trentaine de membres, dont quelques femmes, et a emprunté au Groupe des sept le thème des paysages canadiens.

    Le titre de « Groupe des sept » est cependant demeuré associé aux membres d'origine de l'association.

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