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De Robert de Niro à Juliette Binoche, 200 artistes et scientifiques disent non à un « retour à la normale »

L'acteur Robert De Niro est sur le tapis rouge d'un événement.

L'acteur Robert De Niro.

Photo : Associated Press / Dario Cantatore/Invision

Agence France-Presse

Madonna, Robert de Niro, Jane Fonda, Cate Blanchett, Marion Cotillard figurent parmi les 200 artistes et scientifiques du monde entier qui ont lancé mercredi dans le journal Le Monde un appel contre un « retour à la normale » après la pandémie, souhaitant une « transformation radicale » du système contre le « consumérisme ».

Il nous semble [pas] envisageable de revenir à la normale, écrit ce collectif dans une tribune initiée par la comédienne française Juliette Binoche et l'astrophysicien français Aurélien Barrau.

À leurs yeux, la pandémie liée à la COVID-19 est une « tragédie », maisla crise a la vertu de nous inviter à faire face aux questions essentielles.

Le problème est systémique, estime ce collectif regroupant de nombreuses personnalités artistiques et scientifiques comme les comédiens Robert de Niro, Isabelle Adjani, Yann Arthus-Bertrand, Monica Bellucci, Guillaume Canet, les chanteurs Madonna, Angèle, Benjamin Biolay, Bernard Lavilliers, le metteur en scène Peter Brook, des réalisateurs dont Bertrand Tavernier, le photographe Yann Arthus-Bertrand, des prix Nobel de médecine, chimie et physique, comme James Peebles, le prix Nobel de la paix Muhammad Yunus.

La catastrophe écologique en cours relève d'une métacrise, car le consumérisme nous a conduits à nier la vie en elle-même : celle des végétaux, celle des animaux et celle d'un grand nombre d'humains. La pollution, le réchauffement et la destruction des espaces naturels mènent le monde à un point de rupture, poursuit la tribune.

Le collectif en appelle donc solennellement les dirigeants et les citoyens à s'extraire de la logique intenable qui prévaut encore, pour travailler enfin à une refonte profonde des objectifs, des valeurs et des économies.

Une transformation radicale s'impose à tous les niveaux, selon lui, mais elle n'aura pas lieu sans un engagement massif et déterminé car c'est une question de survie, autant que de dignité et de cohérence, conclut-il.

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