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Accoucher à l'hôpital en temps de pandémie : qu'est-ce qui change?

Un bébé vient de naître.

Un bébé vient de naître.

Photo : iStock

Depuis le début de la pandémie, les autorités sanitaires du Manitoba ont apporté des changements pour les accouchements qui se déroulent dans les hôpitaux de la province.

L'apparition de la COVID-19 a poussé les responsables de la santé à prendre des mesures pour restreindre les accompagnements et les visites dans les établissements.

Selon Vanessa Poliquin, gynécologue-obstétricienne au Centre des sciences de la santé de Winnipeg, la plupart des patients n'ont plus droit à un accompagnateur, sauf dans le cas des femmes enceintes.

Ventre de femme enceinte.

Attendre un enfant en temps de pandémie

Photo : iStock

Les femmes qui accouchent, dit-elle, peuvent choisir une personne qui sera à leurs côtés au moment de donner naissance.

Cela peut être un mari, une mère, une tante, une doula, mais ce sera une seule personne et celle-ci doit absolument passer un test de dépistage. Si la personne présente des symptômes ou a des facteurs de risque, elle ne pourra pas entrer dans l'hôpital, précise-t-elle.

Au moment de l'accouchement, en plus de l'équipement habituel, le personnel médical doit porter un masque depuis le début de la crise sanitaire.

La Dre Poliquin note que cette obligation ne s'applique pas à la femme enceinte, ni à la personne accompagnatrice.

Autre changement : au moment d'accoucher, les femmes peuvent toujours bénéficier, si nécessaire, d'une péridurale ou obtenir d'autres médicaments antidouleurs, sauf dans le cas de l'oxyde nitreux, plus connu sous le nom de gaz hilarant.

On n'est pas certain si le fait d'aspirer le gaz peut générer de fines particules de virus. Donc, pour la durée de la pandémie, on a tout simplement arrêté son utilisation, explique la Dre Poliquin.

Une femme debout seule.

Vanessa Poliquin

Photo : Vanessa Poliquin

D'après elle, cette mesure est en vigueur dans la plupart des hôpitaux du pays.

Calendrier de soins et hospitalisation

Les rendez-vous continuent à avoir lieu, en dépit de la pandémie. Si une femme était suivie auparavant par une infirmière, par exemple pour des problèmes de tension, ce service est toujours offert si c'est nécessaire que la femme soit vue par le personnel médical, explique Vanessa Poliquin.

Mais elle ajoute que certaines rencontres avec les patientes se font désormais virtuellement, quand le rendez-vous à l'hôpital n'est pas nécessaire.

Les services de sage-femme continuent également à être offerts, sauf dans des situations exceptionnelles.

La Dre Poliquin dit que c'est notamment le cas lorsque la femme enceinte a reçu un test positif au dépistage de la COVID-19. Dans ce cas, il est suggéré que l'accouchement ait lieu à l'hôpital, souligne-t-elle.

Quant à la durée de séjour à l'hôpital après l'accouchement, elle n'a pas changé. Elle reste donc d'une nuit pour un accouchement normal et lorsque le bébé est en bonne santé, et de deux nuits pour une naissance par césarienne.

L'évolution de la COVID-19 d'heure en heure

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