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Trouver des solutions pour que les enseignants ne craquent pas sous la pression

Profil en noir d'un homme assis sur une chaise et qui a le front appuyé dans sa main.

Une étude vise à définir les meilleures ressources à apporter aux enseignants pour assurer leur bien-être et le bon déroulement de leurs cours à distance.

Photo : iStock

Comment aider les instituteurs à garder le moral et à rester efficaces malgré la pandémie, l’adaptation aux nouvelles technologies et le manque de contact avec leurs élèves? Deux chercheuses de l’Université de Winnipeg s’interrogent.

Pris de court par la pandémie de COVID-19, les enseignants ont dû trouver d’autres façons d’enseigner à distance et de s'assurer que leurs élèves demeurent attentifs derrière un ordinateur.

Deux professeures de la Faculté d’éducation de l’Université de Winnipeg mènent une étude afin de trouver des façons de leur venir en aide, faisant elles-mêmes face à ces problèmes avec leurs étudiants. 

Il y a deux semaines, les chercheuses Laura Sokal et Lesley Eblie Trudel ont lancé un sondage à travers le pays, demandant aux enseignants de témoigner de leur état de stress et de leur adaptation face aux changements imposés par la pandémie. Elles ont également entamé des entrevues complémentaires sur le sujet.

Nous savons que, lorsque les enseignants sont stressés, ils ne sont pas aussi efficaces en classe. Ils ont plus de mal à connecter avec les élèves, ce qui peut avoir des conséquences sur leurs résultats scolaires, soutient Laura Sokal.

Quand on aide les enseignants, on aide aussi les élèves, ajoute-t-elle. 

Tenir bon

L’occasion d’étudier le sujet est unique, souligne Laura Sokal, et les enseignants doivent s'attendre à enseigner à distance pendant quelque temps, si le virus ne disparaît pas. 

Le stress lié à la pandémie ne va pas diminuer, reconnaît la chercheuse. Mais, avec des ressources adéquates, les professeurs pourront toutefois mieux gérer la situation.

La première série de réponses au sondage sera étudiée prochainement. En une semaine, environ 800 personnes y avaient déjà répondu dans différentes provinces.

Les chercheuses ont accepté de révéler le ton général des réponses, sans donner de détails pour éviter de biaiser les résultats de l’étude. 

Ce qu’on a pu voir, c’est que tout le monde travaille fort, les élèves manquent beaucoup aux enseignants, et ces derniers reçoivent du soutien de leur administration, affirme Lesley Eblie Trudel.

Le questionnaire sera traduit en français dans les prochains jours, indique Laura Sokal. Il sera relancé après la première phase de l'étude, en juin et en septembre, avec des entrevues complémentaires.

Après l’interprétation des résultats, les chercheuses espèrent pouvoir publier des recommandations dans le secteur de l’éducation, cet automne.

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