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Les membres du personnel de soutien scolaire réclament aussi une prime

Une femme portant des gants nettoie les pieds d'une chaise dans une salle de classe.

Le personnel de soutien des écoles craint d'être mal protégé, faute d'équipement et de manque de personnel.

Photo : Reuters / Massimo Pinca

Radio-Canada

C'est maintenant au tour du personnel de soutien de la Commission scolaire du Chemin-du-Roy de faire part de ses appréhensions pour le retour en classe, prévu lundi prochain. Parmi leurs craintes : être mal protégés, faute d'équipement, puis manquer de personnel.

Les membres des milieux scolaires souhaitent que les équipements de protection, notamment les gants et les masques, soient disponibles et en quantité suffisante, et ce, avant le retour en classe.

La présidente du Syndicat du soutien scolaire Chemin-du-Roy, à la CSN, Caroline Bellot, explique que la distanciation sociale n'est pas possible partout à l'école et que les directives de la commission scolaire changent de jour en jour.

Déjà un enfant qui arrive du régulier a de la difficulté à comprendre la distanciation de deux mètres; un enfant à problématiques particulières, ça va être pire. De quelle façon on va s’enligner?

Une citation de :Caroline Bellot, présidente du Syndicat du soutien scolaire Chemin-du-Roy à la CSN

Ce que le ministère dit, c’est qu’on donne la chance à tout le monde, tout le monde peut rentrer et si jamais il arrive quelque chose, on avisera, dénonce la présidente du syndicat. C’est parce que présentement, on n’a pas de baguette magique, on ne sait pas ce qui va se passer. Il faut quand même qu’on gère ces enfants-là parce qu'ils vont être là la semaine prochaine.

Le syndicat souhaite aussi que ses membres reçoivent tous une formation en hygiène et salubrité avant le retour en classe et qu'une personne par école soit disponible pour conseiller les employés lorsque c'est nécessaire.

Les éducatrices en service de garde d'urgence de la Commission scolaire du Chemin-du-Roy souhaitent que Québec leur accorde une prime COVID-19.

Le syndicat du personnel de soutien de la commission scolaire indique que ces éducateurs, leurs syndiqués, sont sur la ligne de front depuis plus de six semaines.

Pour le président du Conseil central du Coeur-du-Québec Paul Lavergne, c'est une question d'équité.

Si c’est une prime en lien avec la problématique de la pandémie et que vous voulez reconnaître le travail des gens qui sont près de porteurs potentiels, ils en font partie, souligne M. Lavergne. Vous voulez remercier ou reconnaître le travail d’efforts? Faites-le pour tout le monde.

Les risques de contracter la COVID-19 sont plus élevés chez ces membres, selon le syndicat, puisqu'ils sont en contact chaque jour avec les enfants des travailleurs essentiels, notamment du système de santé.

Avec les informations de Sarah Désilets-Rousseau

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