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Début des négociations Londres-Washington sur un accord post-Brexit

Un véhicule de police britannique dans un port devant un grand porte-conteneurs.

La police portuaire britannique patrouille dans le port de Felixstowe, dans le sud-est de l'Angleterre.

Photo : Reuters / Toby Melville

Agence France-Presse

Le Royaume-Uni et les États-Unis entament mardi leurs négociations en vue d'un accord de libre-échange « ambitieux » après la période de transition post-Brexit qui s'achève à la fin de l'année.

La ministre britannique chargée du Commerce international, Liz Truss, et le représentant américain au Commerce, Robert Lighthizer, vont commencer par vidéoconférence ce premier cycle de négociations prévu pour durer environ deux semaines, chaque équipe disposant d'une centaine de négociateurs.

Le premier ministre britannique Boris Johnson, fervent partisan du Brexit, a de longue date vanté les possibilités commerciales qu'ouvre selon lui la sortie de l'Union européenne, en particulier avec son allié américain.

Mais l'opposition craint qu'un nouvel accord de libre-échange avec les États-Unis se fasse au détriment des normes en matière d'environnement et d'alimentation, avec l'arrivée de poulets au chlore ou de bœuf aux hormones américains dans les étals britanniques.

Le président américain Donald Trump et le premier ministre britannique Boris Johnson.

Le président américain Donald Trump et le premier ministre britannique Boris Johnson lors du sommet annuel de l'OTAN le 4 décembre 2019 à Watford, en Angleterre.

Photo : Getty Images / WPA Pool

Des inquiétudes ont également surgi quant à la possible privatisation de parties du service public de santé britannique, le NHS, malgré les démentis répétés du gouvernement.

Nous voulons conclure un accord ambitieux qui ouvre de nouvelles opportunités pour nos entreprises, génère plus d'investissements et crée de meilleurs emplois pour les gens partout tout le pays, a déclaré Liz Truss dans un communiqué.

Les échanges commerciaux entre les deux pays représentaient l'équivalent de plus de 385 milliards de dollars canadiens l'an dernier. Les exportations vers les États-Unis comptaient pour près de 20 % des exportations britanniques, selon un rapport du gouvernement. L'objectif est d'augmenter les échanges entre les deux pays de 26,2 milliards de dollars à long terme, par rapport à 2018.

Cette première session de négociations sera suivie d'autres toutes les six semaines environ, pour l'instant menées à distance en raison de la pandémie du nouveau coronavirus.

Les pourparlers seront dirigés par Oliver Griffiths, directeur des négociations avec les États-Unis au ministère britannique du Commerce international, et par Daniel Mullaney, représentant adjoint du Commerce américain pour l'Europe et le Moyen-Orient.

Au menu des discussions, le commerce des biens et services, le commerce numérique, l'investissement et le soutien aux PME.

Parallèlement, le Royaume-Uni, qui a quitté officiellement l'Union européenne le 31 janvier après 47 ans d'un mariage houleux, espère conclure un accord de libre-échange avec l'UE avant la fin de l'année, quand s'achèvera la période de transition durant laquelle les règles européennes continuent de s'appliquer.

Les discussions patinent pour le moment et la prochaine session de négociations est prévue le 11 mai.

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