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Des conseillers réticents à la réouverture de la région 

Un barrage routier

Les barrages routiers doivent être levés le 11 mai au Saguenay-Lac-Saint-Jean.

Photo : Radio-Canada

Le conseil municipal de Saguenay mandate la mairesse Josée Néron comme porte-parole auprès des autorités de santé publique provinciales pour véhiculer les inquiétudes des citoyens en lien avec la levée des barrages routiers à compter du 11 mai.

Une résolution destinée au gouvernement du Québec a d'abord été officiellement déposée à la fin du conseil municipal de lundi soir par l’élu baieriverain Martin Harvey.

Le conseiller du district #15 a fait part de ses réticences à l’égard de la levée des barrages routiers, qu’il juge hâtive. Il a justifié le dépôt de la résolution par la crainte d’une progression rapide de la COVID-19 sur le périmètre régional alors que la situation est actuellement sous contrôle. Martin Harvey a demandé le report du déconfinement à la fin du mois de mai.

La conseillère Julie Dufour a par la suite proposé un amendement à la résolution de son collègue de façon à ce que la mairesse soit mandatée pour veiller au grain et faire les représentations nécessaires auprès du gouvernement en cas de besoin.

Au terme d’un vote sur cet amendement, sept conseillers ont voté contre et sept ont voté pour. Josée Néron a donc accepté d’agir comme porte-voix du conseil et des citoyens auprès des autorités gouvernementales.

La fermeture de huit régions du Québec avait été décrétée par le gouvernement du Québec le 28 mars. Des points de contrôle routiers ont par la suite été installés à des endroits stratégiques comme le boulevard Talbot, près de Laterrière, porte d’entrée de la Réserve faunique des Laurentides.

Un mois plus tard presque jour pour jour, Québec a annoncé son plan de déconfinement des régions et la levée des points de contrôle policiers à partir du 11 mai au Saguenay-Lac-Saint-Jean.

Réaménagement des conventions collectives

Par ailleurs, le réaménagement des conventions collectives en marge du déconfinement graduel annoncé par le gouvernement du Québec a été entériné par les conseillers de Saguenay.

Un plan de reprise progressive, annoncé jeudi dernier et prévoyant le retour au travail de 938 des 1037 employés municipaux a été mis en place lundi.

Marc Pettersen, qui se positionne en faveur de la réintégration des 500 employés temporaires mis à pied en raison de la crise de la COVID-19, a demandé qu’ils soient réembauchés. Josée Néron n’a pas offert de garanties et a indiqué que les besoins de la ville, dans la foulée de la reprise graduelle des activités, dicteront la suite des choses en ce qui concerne leur retour au travail.

La Ville confirme également la formation d’un comité ad hoc sur la gestion des risques qui agira comme vigie pour la suite des événements en lien avec la pandémie. Depuis le début de la crise et jusqu’à lundi soir, un comité de mesures d’urgence était en place à cet effet.

Plan stratégique Promotion Saguenay

Dans un autre ordre d’idées, la Ville a adopté le premier plan stratégique de l’organisme de développement économique Promotion Saguenay depuis sa fondation en 2002. Le plan couvrira les années 2020 à 2023.

L’organisation va, entre autres, faire une place au développement durable, à l’économie circulaire et au numérique, a mis en relief le président de Promotion Saguenay, Michel Potvin.

Ce plan aurait dû être déposé au conseil de ville en mars, mais cela n’a pas été possible en raison de la crise de la COVID-19. Le document a été présenté en plénière il y a deux semaines et Josée Néron a jugé important d’inclure cet item à l’ordre du jour de l'assemblée mensuelle de mai.

Saint-Jean-Vianney

Quarante-neuf ans jour pour jour après le glissement de terrain de Saint-Jean-Vianney, survenu le 4 mai 1971, la conseillère Julie Dufour a déposé une résolution d’intention pour faire officiellement reconnaître le lieu comme site géologique et historique exceptionnel.

Le comité souhaite demander à la Ville et au gouvernement du Québec de décréter le 4 mai « Journée historique ». Julie Dufour espère que le tout sera officialisé à temps pour le 50e anniversaire de la tragédie l’an prochain.

Prise de bec

Enfin, la séance de lundi soir a donné lieu à quelques prises de bec entre les conseillers municipaux Kevin Armstrong et Marc Pettersen, sur fond de coûts d’exploitation de la Société de transport du Saguenay (STS), présidée par le conseiller Pettersen.

Peu après le dépôt des états financiers de l’organisme paramunicipal pour le dernier exercice, le conseiller municipal de Jonquière, Kevin Armstrong, a indiqué qu’il serait opportun d'analyser cet important poste budgétaire pour la Ville.

Je n’aime pas votre attitude de toujours attaquer la STS. On est là quand les gens ont besoin de l’autobus. On est là pour amener les gens au travail. C’est tellement facile de planter la STS en disant que les autobus sont vides, a martelé Marc Pettersen.

Pourquoi parler de la STS maintenant et le faire en public? Pourquoi la STS? [C’est parce que] pour dégager une marge budgétaire, on doit regarder les plus gros postes de dépenses, a résumé Kevin Armstrong.

Les échanges ont repris à plusieurs reprises au cours de l’assemblée, alors que Marc Pettersen a à son tour demandé des comptes au sujet des dépenses de la sécurité publique, dont la commission municipale est présidée par Kevin Armstrong.

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