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Une pétition contre la levée des barrages autour de l'Abitibi-Témiscamingue

Deux policiers se tiennent debout devant leur véhicule et attendent qu'un camion s'arrête à côté d'eux.

Plus de 5000 signataires souhaitent que les barrages restent en place le 11 mai prochain. (archives)

Photo : Radio-Canada / Mélanie Picard

Des jeunes de Rouyn-Noranda ont lancé une pétition en ligne (Nouvelle fenêtre) visant à retarder le déconfinement de l’Abitibi-Témiscamingue.

Ils disent ne pas comprendre que dans le contexte où la situation épidémiologique se stabilise dans la région, on prenne le risque d’importer de nouveaux cas en provenance de l’extérieur.

Jade Routhier, 17 ans, est plutôt en faveur, dans un premier temps, d’un déconfinement élargi à l’intérieur de l’Abitibi-Témiscamingue.

Quand j’ai vu qu’on rouvrait les régions alors que les cas au Québec ne cessaient d’augmenter, ça m’a paru illogique, parce qu’on commençait tout juste à s’en sortir, explique la jeune femme de 5e secondaire. À mon avis, je pense que si on reste isolés et qu’on continue de faire le confinement comme on a fait depuis bientôt deux mois, on pourrait bientôt atteindre le zéro cas [actifs]. Mais si on rouvre les régions, ça pourrait rétablir encore plus le confinement, parce qu’il y aurait un risque de nouveaux cas qui se propagent.

Dans la mesure où l’Abitibi-Témiscamingue est considérée comme une région « froide », la jeune femme évoque par exemple la possibilité d’autoriser de petits rassemblements ou encore, tout en respectant la distance de deux mètres, de permettre de voir ses amis ou sa famille.

Mise en ligne au cours du week-end, la pétition a déjà atteint plus de 5000 signatures, soit l’objectif qu’avait fixé la jeune femme. Le nouvel objectif est maintenant de 7500 signatures. Jade Routhier, qui dit avoir demandé l’aide de ses amis et l’encouragement de ses parents, n’est pas surprise par cet engouement. Je m’attends à beaucoup plus de signatures pour bientôt, lâche-t-elle.

Maintenir les gains

La directrice par intérim de la Santé publique de l’Abitibi-Témiscamingue salue la pertinence de cette réflexion proposée par les jeunes.

Dre Omobola Sobanjo indique cependant qu'il faut réussir à maintenir les gains de santé publique tout en assouplissant les règles. En ce qui concerne les rassemblements, elle met cependant la population en garde.

Les rassemblements, c'est une chose avec laquelle il faut être très, très prudent, parce que c'est là où on constate un très haut taux de transmission. Mais il y a d'autres façons de se voir, de se rencontrer ou de profiter de nos proches et de nos familles sans nécessairement faire des rassemblements. Donc oui, leurs préoccupations sont bien entendues, sont bien notées.

Dre Sobanjo dit espérer pouvoir transmettre de nouvelles directives d’assouplissement au cours des prochains jours, voire des prochaines semaines.

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