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Des citoyens de l’Abitibi-Ouest réclament un meilleur accès à Internet

Une tour de communication a été installée afin de permettre la transmission du signal internet.

Une tour de communication (archives)

Photo : Radio-Canada / Jérôme Lévesque-Boucher

Prenez note que cet article publié en 2020 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Un changement de technologie en Abitibi-Ouest ramène à nouveau la question du manque de fournisseurs de services Internet et de la vitesse d’Internet dans la MRC. La pandémie du nouveau coronavirus aura apporté une augmentation de la demande, mais plusieurs avaient déjà de la difficulté avec le réseau bien avant le confinement.

Des centaines de citoyens faisaient affaire avec l’ancienne compagnie locale Ondenet. Le vice-président de Xplornet au Québec, Charles Beaudet, explique que Xplornet a fait l’acquisition de l’entreprise il y a deux ans. Depuis, une trentaine de tours ont été construites pour convertir le réseau et transférer la clientèle.

Au début du mois de juin, les clients n’auront plus accès au réseau qu’offrait Ondenet. La date limite pour la conversion complète était au début du mois de mai, mais en raison de la pandémie du nouveau coronavirus, elle a été reportée au 9 juin.

Nous avons du réseau, que ce soit LTE ou satellitaire, qui permet de convertir tous les clients. Il n’y a personne qui va être laissé de côté sans Internet, je veux confirmer que tout le monde va avoir l’opportunité de se brancher avec notre Internet avant la date butoir, assure Charles Beaudet.

Selon lui, les tours couvrent au moins 90 % des foyers de l’Abitibi et l’équipement nécessaire pour faire la conversion est fourni gratuitement.

Le réseau d’Ondenet pouvait faire des vitesses allant jusqu’à 5 mégabits. Nous, nos deux réseaux, LTE et satellitaire, on a des vitesses qui peuvent aller jusqu’à 25 mégabits. D’ici la fin de l’année, on va monter à 50 mégabits, précise Charles Beaudet.

Pour lui, le réseau a fait ses preuves en milieu rural au Canada.

Or, ce n’est pas l’avis d’Anick Bourgault. Elle habite à Saint-Vital-de-Clermont, à une dizaine de kilomètres au nord de La Sarre, où il n’y a pas de forfait Internet par câble. On n’est pas capable de faire de jeux en ligne, souvent le PlayStation se déconnecte tellement la vitesse d’Internet est trop basse, des fois je ne suis pas capable d’écouter une vidéo sur YouTube et sur Facebook, je ne suis même pas capable de regarder une photo.

Elle affirme que malgré le bon service à la clientèle, les modifications effectuées par les techniciens n’améliorent pas le réseau à long terme.

On n’a aucun autre choix, rapporte Yvan Tremblay, qui habite également à Saint-Vital-de-Clermont, où l’abonnement au câble n’est pas disponible.

D’abord client d’Ondenet, il a adhéré à un forfait de Xplornet. Le résultat c’est que c’est instable, c’est plus lent, c’est plus cher et il n’y a aucun signal d’envoi. C’est-à-dire qu’on a une bande passante qui est censée être plus rapide pour recevoir, indique Yvan Tremblay. Il affirme ne plus pouvoir travailler à partir de la maison depuis les changements.

Le réseau cellulaire lui cause aussi des problèmes. À la maison, c’est pratiquement impossible de recevoir des appels cellulaires. Si je veux parler, je dois être dans ma fenêtre parce que dans la maison ça coupe tout le temps, le signal n’est pas assez fort, décrit Yvan Tremblay.

À Palmarolle, Lisette Guertin fait affaire avec une autre entreprise. Plus ça va, pire c’est, déplore-t-elle. Elle aimerait avoir accès à un réseau stable d’Internet haute vitesse.

Nathalie Morin habite près de La Sarre. Elle n’a pas accès à Internet par le câble. Ses enfants ne peuvent utiliser Internet en même temps pour faire leurs devoirs ou jouer à un jeu.

Une situation déjà difficile avant le confinement. Ils m’ont fait passer de 10 mégabits par seconde à 25 en me montant à 125 $ par mois, mais on ne l'atteint pas le 25 mégabits, on fait des tests parfois, on est à 16 ou 17 et aussitôt que quelqu’un se branche, ça plante à 7 ou 8.

De son côté, Nathalie Mercier attend des nouvelles de l’entreprise. Elle a jusqu’au 9 juin pour adhérer à un forfait de Xplornet, mais elle ne sait toujours pas si le service sera satisfaisant pour ses voisins et elle-même au Lac Canard.

Un modem internet.

Difficile de faire du télétravail quand la connexion Internet n'est pas fiable.

Photo : Radio-Canada / Marc-Olivier Thibault

Plusieurs techniciens se sont déplacés et la situation n’est pas encore réglée. C’est bien beau, ils veulent venir essayer de mettre un poteau dans l’eau sur la plage, mais nous on est convaincu que la manière que notre plage est faite et que les arbres sont faits, on n’est pas sûr que ça va fonctionner. On veut une preuve que ça fonctionne en hiver et en été, dit-elle.

C’est de voir est-ce qu’il y a une possibilité d’installer une tour relais, est-ce qu’il y a une possibilité d’installer des appareils technologiques qui permettraient de faire ces fameux relais-là? Sinon, la possibilité d’installation d’un service satellite, est-ce que c’est envisageable et à quel coût? Ce sont des choses qui devront être discutées entre Xplornet et ses clients. Comme MRC, c’est sûr qu’on est là pour accompagner les municipalités pour pouvoir s’assurer de donner un service à tous les citoyens de l’Abitibi-Ouest, explique Normand Lagrange, directeur général de la MRC d’Abitibi-Ouest.

Il est conscient que des citoyens dans certains secteurs ont de la difficulté avec leurs réseaux Internet et cellulaire. Ça inquiète les familles de ces gens-là qui sont autour et qui parfois pendant deux, trois ou quatre jours n’ont pas de nouvelles de la personne, qui doivent se déplacer pour s’assurer que tout va bien, soutient Normand Lagrange. On voit que c’est concret, que c’est inquiétant. On ne voudrait pas qu’il arrive une situation malheureuse pour faire réagir le gouvernement.

Le vice-président de Xplornet au Québec, Charles Beaudet, assure que la compagnie poursuit le développement pour rehausser le service.

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