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Des jardins communautaires se préparent à ouvrir

Des bacs en bois contenant différentes plantes dans le jardin communautaire Westmount 4-H Club.

Le jardin communautaire Westmount 4-H Club, dans le Grand Sudbury, est entretenu par des jeunes du quartier.

Photo : Paulette Macdonald

Les équipes des jardins communautaires en Ontario se préparent à entreprendre leur saison après avoir reçu le feu vert de la province. L’incertitude est toutefois encore présente quant aux consignes pour assurer la sécurité des participants.

Dans le Grand Sudbury, les parcs demeurent fermés et les jardiniers attendent des consignes claires de la part de la santé publique.

Ils ignorent notamment s’ils devront utiliser leurs propres outils ou s’ils pourront travailler plusieurs à la fois dans les jardins communautaires.

Une barrière bloquant l'accès à un jardin communautaire.

Les parcs du Grand Sudbury, incluant ceux où sont installés des jardins communautaires, sont fermés depuis plusieurs semaines.

Photo : Radio-Canada

À Toronto, les jardins communautaires gérés par des organismes pourront ouvrir progressivement dès cette semaine, selon un communiqué, alors que les jardins familiaux gérés par la Ville pourront le faire à partir du 11 mai.

Les jardins ouvrent généralement au début du mois de mai pour les semences, mais faisaient jusqu'à présent partie des installations de loisirs dont la fermeture a été ordonnée par le gouvernement provincial.

Il y a un peu plus de certitude maintenant, affirme Carrie Regentreif, directrice générale de Sudbury Shared Harvest, mais nous continuons d’ajuster nos plans au fur et à mesure que nous avons de nouvelles informations ou de nouvelles idées.

L’attente a des conséquences sur la forêt nourricière de l’organisme, où poussent des arbres fruitiers et des buissons de baies.

Carrie Regentreif donne des explications devant un jardin.

Carrie Regentreif explique qu'une forêt nourricière demande un peu moins de préparation que d’autres types de jardins communautaires, car il n'est pas nécessaire de semer de nouvelles plantes chaque année.

Photo : Radio-Canada

La directrice générale explique qu’en temps normal son groupe aurait déjà terminé l’élagage de certains arbres, alors que ce travail ne fait que commencer.

En général, nous le faisons avant la fin du mois d’avril. Mais cette année, comme il a fait un peu froid, nous aurons peut-être une autre semaine pour le faire.

L’attente et l'incertitude ont toutefois fait naître de nouvelles initiatives. Depuis le début de la crise, la pharmacie Seasons recueille les semences afin de les redistribuer gratuitement à la communauté.

Une petite cabane en bois sur un poteau.

Les semences sont placées dans cette boîte qui sert habituellement au partage de livres.

Photo : Radio-Canada

Il y avait beaucoup de monde qui s’inquiétait. On vit à Sudbury, on est dépendant des fruits et des légumes qui viennent d’ailleurs, explique Rachelle Rocha, propriétaire de Seasons Pharmacy and Culinaria.

« Et si les jardins restaient fermés, il y aurait peut-être eu des gens qui auraient eu faim. Et on ne voulait pas avoir ce genre de problème au mois d’août ou de septembre si la COVID continue. »

— Une citation de  Rachelle Rocha, propriétaire de Seasons Pharmacy and Culinaria

Chaque jour, une quarantaine de personnes viennent chercher des graines pour leur jardin, selon Mme Rocha.

Un milieu enrichissant

Avec l’arrivée des beaux jours, les jardiniers trépignent d’impatience. Ils ont hâte de mettre leurs mains dans la terre, dans les jardins communautaires, note Paulette Macdonald, coordinatrice du jardin communautaire Westmount 4-H Club

Elle se réjouit que son initiative soit considérée comme essentielle par la province. On dessert des familles qui ne peuvent pas planter des produits frais, affirme-t-elle.

Paulette Macdonald pose pour une photo devant une clôture.

Paulette Macdonald explique avoir le soutien de Sudbury Shared Harvest, notamment pour offrir des formations.

Photo : Radio-Canada

Mme MacDonald croit par ailleurs que le jardinage peut avoir d’autres effets bénéfiques, outre l’approvisionnement en produits frais.

Une fois que tu as pris le temps comme famille ou en tant que jeune à jouer dans le sol, tu comprends vraiment d’où viennent les tomates, ou d’où vient la laitue. C’est un lien qui se développe. C’est un amour pour la terre, avec les choses qu’on mange.

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