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Des bus de la STM transformés en cliniques mobiles pour augmenter le dépistage

Une pancarte sur la porte avant d'un autobus demande aux usagers d'« utiliser les portes arrières ».

Six autobus de la STM deviendront des cliniques mobiles.

Photo : La Presse canadienne / Paul Chiasson

Six véhicules de la Société de transport de Montréal (STM) serviront à accélérer le déploiement du dépistage massif souhaité par le gouvernement du Québec et la Direction de la santé publique.

Ils seront ainsi utilisés, dans les prochains jours, comme cliniques mobiles, afin de se rendre rapidement dans des foyers d'éclosion.

Ces autobus pourraient se déplacer, par exemple, dans des quartiers spécifiques, des lieux de travail ou encore des écoles. Ils seraient en mesure de réaliser au moins une centaine de tests quotidiennement.

C'est ce qu'ont annoncé lundi la Direction régionale de la santé publique de Montréal, la mairesse Valérie Plante et le président du conseil d'administration de la Société de transport de Montréal (STM), Philippe Schnobb.

Au cours des prochains jours, sur notre site Internet, on va être en mesure de diffuser les horaires de ces premières unités mobiles et par la suite, on va évidemment en ajouter d'autres.

Dre Mylène Drouin, directrice régionale de la santé publique de Montréal

Aujourd'hui, on est en train de mettre en place la logistique et l'aménagement de ces autobus. Demain, on va essayer de voir à leur bon fonctionnement avec des patients pour ensuite pouvoir les déployer à plus large échelle au cours de la semaine, a ajouté la Dre Drouin.

La Direction de la santé publique se basera sur les chiffres des 14 derniers jours afin de cibler les quartiers, et plus spécifiquement les milieux de vie, qui sont frappés par des éclosions. On a déjà une cartographie qui nous permet de voir où on souhaite aller, a précisé la Dre Drouin.

Présentement, les quartiers les plus durement touchés sur l'île sont Côte-des-Neiges–Notre-Dame-de-Grâce, Ahuntsic-Cartierville, Villeray–Saint-Michel–Parc-Extension, Montréal-Nord, Mercier–Hochelaga-Maisonneuve et Rivière-des-Prairies–Pointe-aux-Trembles.

Tous les matins, ce sera un chauffeur d'autobus de la STM qui ira reconduire le véhicule là où la santé publique le requiert, et à la fin de la journée, un chauffeur va aussi reprendre le bus, a expliqué Philippe Schnobb.

Au préalable, le bus aura été désinfecté par les autorités. C'est très important de le mentionner parce que je peux comprendre que des chauffeurs puissent être inquiets, a-t-il assuré. Je le dis aussi pour les employés d'entretien. Ces autobus-là seront ramenés dans nos centres de transports, mais ils auront été préalablement désinfectés.

Québec veut tripler le nombre de tests

Le gouvernement du Québec compte, dès cette semaine, augmenter sensiblement le nombre de tests réalisés quotidiennement, pour passer d'environ 5000 tests par jour à plus de 14 000.

Ultérieurement, le directeur national de santé publique a déjà fait part de son ambition d'augmenter encore ce chiffre, en évoquant la possibilité d'effectuer jusqu'à 30 000 tests quotidiens.

Cette stratégie prévoyait cependant l'utilisation de milliers de tests rapides, donnant un résultat en près de 30 minutes, contre une journée en laboratoire. Mais cette technologie, proposée par l'entreprise ontarienne Spartan, a finalement été jugée inefficace par Santé Canada.

Québec avait commandé 200 000 ensembles de tests et 100 appareils à cette firme. Cet achat, au coût d'environ 16 millions de dollars, était conditionnel à l'homologation de Santé Canada.

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