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Accoucher en pandémie : deux mères racontent leur expérience

Myriam Fortin-Barbier, souriante, tient sa nouveau-née dans ses bras et pose pour la caméra.

La Winnipégoise Myriam Fortin-Barbier a donné naissance à sa fille, Fée, le 11 avril.

Photo : Myriam Fortin-Barbier

Radio-Canada

Deux familles franco-manitobaines ont hâte de présenter leur nouvelle pouponne à leurs proches après le confinement et les mesures de distanciation imposés par la COVID-19.

En raison de la pandémie, les familles ont dû garder leurs distances avec leurs proches, s'assurer de s’auto-isoler et elles ont eu droit à un seul accompagnateur au moment de l’accouchement.

Myriam Fortin-Barbier et son mari, Joël Lafond, ont accueilli leur deuxième fille, Fée, le 11 avril. Jusqu’à maintenant, seules l’autre fille du couple et la mère de Myriam ont eu la chance de tenir la petite dans leurs bras.

« Après la naissance, j’ai essayé de voir le côté positif. Je voyais ça comme du temps en famille, juste à nous, pour nous concentrer sur le bébé. [...] Mais c’est vraiment difficile », avoue la décoratrice d’intérieur.

J’ai hâte de présenter ma fille à sa famille. J'espère juste qu’elle n’aura pas six mois déjà!

Myriam Fortin-Barbier, mère de Fée

Du côté de la famille Gosselin-Roy-Wsiaki, Geneviève Roy-Wsiaki et Rémi Gosselin ont « pris les mesures de précaution nécessaires pour que [nos parents] puissent nous aider et voir la petite, mais on s’est vraiment limités à ça », affirme Mme Roy-Wsiaki, qui a donné naissance à la petite Éléonore le 28 mars.

Une mère regarde sa fille, nouveau-née.

« Je suis extrêmement reconnaissante d’avoir pu accoucher au Centre de naissance. Malgré les mesures de précautions et tout ce qui se passait, je trouve qu’au Centre de naissance, ils étaient quand même capables de préserver une atmosphère calme, zen », dit Gabrielle Roy-Wsiaki.

Photo : Rémi Gosselin

Les deux familles ont donc annoncé la bonne nouvelle par photos et par téléconférences avec leurs familles et leurs amis, devant se borner à des câlins virtuels à travers l’écran.

« C’est drôle. En me préparant pour l’accouchement, pendant la grossesse, mon inquiétude était qu’on ait trop de visite, ça va être fatigant, comment naviguer », relate Mme Roy-Wsiaki.

« Là, vraiment, c’est l’inverse. C’est devenu qu’il n’y a personne qui vient, et j’aurais voulu voir mes amis, j’aurais voulu voir notre famille. Ça, ç’a été difficile à naviguer. »

Activités et appuis annulés

La pandémie a également mis un frein à d’autres appuis et activités pour les mères, tels que les rendez-vous chez le médecin et les classes pré et postnatales pour parents et bébé.

« On a annulé toutes les visites en personne chez le médecin, par précaution. Donc on me pose toutes sortes de questions au téléphone et si tout va bien, au lieu de se voir dans deux semaines, on repousse ça à quatre semaines, et ainsi de suite », explique Mme Fortin-Barbier.

« Ce n’était pas aussi rassurant qu’une visite en personne. On aurait aimé ça, entendre le coeur du bébé, et je n’ai toujours pas eu d’examen postnatal », précise-elle, ajoutant que « s’il y avait vraiment quelque chose de mal, j’ai confiance qu’on me verrait tout de suite. »

Les dangers de l’isolement post-partum

« J’ai entendu de beaucoup de mamans que cet isolement est très difficile, surtout justement, dans ces premières semaines ou dans les premiers mois, où c’est bien d'interagir avec d’autres mères, de pouvoir discuter en personne, souligne Mme Roy-Wsiaki. C’est vrai que [la COVID-19] rend la chose plus difficile. »

« Après un accouchement, la dépression post-partum est quelque chose de très sérieux qui peut survenir dans les premiers six mois », prévient-elle.

« Je dirais que, surtout étant donné cette situation, de profiter du beau temps pour sortir pour des marches, essayer de connecter, d’une façon ou d’une autre, avec les gens. C’est vraiment important pour garder le moral et rester positif. »

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