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« Soulagement et fébrilité », après la réouverture partielle des commerces

Un marquage au sol rappelle qu'il faut respecter une distance de deux mètres entre les personnes.

Dans un magasin de vêtements, un marquage au sol pour rappeler aux clients les règles de distanciation sociale.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Radio-Canada

Les Québécois ont repris, nombreux, le chemin des magasins hors de la région métropolitaine. Le Conseil québécois du commerce de détail accueille avec « soulagement et fébrilité » cette réouverture partielle dans le cadre du déconfinement graduel annoncé par le gouvernement Legault.

En entrevue à RDI, son directeur général Stéphane Drouin confie que les détaillants s'activent depuis quelques semaines pour mettre en place leurs procédures et sont excités de pouvoir rouvrir leurs portes aujourd’hui et d’accueillir enfin des clients en magasin.

M. Drouin explique avoir travaillé avec les détaillants sur la meilleure manière d’appliquer les règles d’hygiène dictées par la santé publique, selon chaque type de commerce.

Il souligne par ailleurs qu'une formation pour aider les détaillants à les appliquer de façon efficace et sécuritaire est disponible. Elle s'appuie sur les recommandations de la Commission des normes, de l'équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST).

Une bouteille de produit désinfectant accrochée à la porte d’un magasin.

Un magasin de Joliette, où les produits désinfectants font désormais partie du décor.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Pour certains commerces, dont ceux du vêtement, appliquer ces règles constitue un véritable défi, notamment lorsque le client passe à la cabine d’essayage.

Certains détaillants ont décidé de maintenir les salles d’essayage fermées, indique M. Drouin, alors que d’autres appliquent des protocoles de mise en quarantaine des vêtements pendant 48 heures pour assurer la sécurité des clients. Après, ils les ramènent au magasin de façon sécuritaire.

La pandémie a joué un rôle dans la baisse significative de la clientèle de par le monde, indique le directeur général du Conseil québécois du commerce, tout comme le magasinage en ligne qui ne cesse de prendre de l'ampleur.

Il relève toutefois des facteurs positifs au Québec, dont le changement de saison, qui apporte beaucoup de besoins pour la maison, le vêtement, le sport, le plein air, les rénovations, etc.

C’est très favorable à la reprise du commerce, se félicite-t-il.

Se voulant rassurant, M. Drouin a affirmé que les gens sont encore là pour consommer, pour faire des achats, donc ramener de l’argent dans l’économie locale.

Des employés s’affairent à baliser l’accès à un magasin.

Les commerçants revoient l’accès à leur magasin en respectant les nouvelles mesures recommandées par la Commission des normes, de l'équité, de la santé et de la sécurité du travail.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Les grands magasins devront embaucher du personnel pour veiller au respect des mesures distanciation, ajoute Stéphane Drouin, ce qui ramènera plus de monde au travail, ce qui est également bon pour l’économie locale.

Pour ce qui est des magasins situés dans les centres commerciaux, ceux qui ont une porte donnant sur rue peuvent rouvrir. Les autres doivent attendre : leur sort est entre les mains de la santé publique, conclut M. Drouin.

Dans la région de Montréal, la réouverture des magasins a été repoussée au 18 mai.

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