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Une pétition pour le maintien d'un barrage routier dans l'Est

Deux voitures de police entourent une voiture noire. Elles ont arrêtés près d'un chapiteau blanc sur la route.

Le point de contrôle routier de La Pocatière permet aux autorités de contrôler les allées et venues à l'ouest du Bas-Saint-Laurent. (Archives)

Photo : Radio-Canada / Samuel Ranger

La levée prochaine des barrages policiers qui limitent l’accès au Bas-Saint-Laurent et à la Gaspésie ne fait pas l’affaire de tous.

En moins de cinq jours, plus de 12 000 personnes ont signé une pétition électronique réclamant le maintien des barrages policiers qui limitent l'accès au Bas-Saint-Laurent et à la Gaspésie.

Toute la journée lundi, le nombre de signataires de cette pétition électronique a continuellement augmenté, allant jusqu'à doubler et même plus en quelques heures seulement.

En Gaspésie et au Bas-Saint-Laurent, les signataires de la pétition réclament le maintien du barrage routier situé à La Pocatière.

La pétition stipule que Québec doit éviter que les citoyens des régions les plus touchées convergent vers le Bas-Saint-Laurent et la Gaspésie. Nous voulons éviter qu'un scénario à l'italienne se produise dans nos régions, où il y a eu un exode important des grands centres urbains vers les régions, peut-on lire.

Nous pensons que le gouvernement déconfine trop rapidement et trop de secteurs en même temps et qu'il faut que cela soit fait de manière plus progressive afin de mesurer les impacts avant d'ouvrir nos régions.

Extrait de la pétition « Pour le maintien des contrôles policiers de l'accès au Bas-Saint-Laurent-Gaspésie »

Trop tôt

Les signataires estiment que Québec doit maintenir le barrage routier de La Pocatière au moins jusqu'à la fin du mois de juin.

Ils font valoir que le gouvernement aura alors eu le temps d’évaluer les impacts du déconfinement en cours dans les commerces et les écoles.

Une pétition du même genre, qui circule de l’autre côté de la rive du Saint-Laurent, souhaite aussi un isolement plus long et réclame même que ces barrières demeurent jusqu’à l’obtention d’un vaccin ou d'un traitement pour la COVID-19 .

La Côte-Nord comme le Bas-Saint-Laurent et la Gaspésie font partie des dernières régions qui seront déconfinées, le 18 mai.

Contrôler les allées et venues dans certaines régions avait été présenté par Québec, comme un geste préventif, pour éviter que les « points chauds » de la province ne contaminent ces secteurs qui sont pour le moment peu affectés.

La fermeture des régions est largement perçue dans la population comme un élément important qui explique le faible nombre de cas en région soit 169 en Gaspésie et 36, au Bas-Saint-Laurent.

Les gens de Montréal qui restent chez eux, lance un homme invité à commenter la pétition dans une station-service de Matane. Pour le Bas-Saint-Laurent, on aimerait peut-être garder les frontières fermées encore un peu pour voir comment ça va évoluer, ajoute une dame.

Pascal Bérubé veut aussi plus de temps

Cette crainte, selon le député de Matane-Matapédia Pascal Bérubé, vient du fait que les gens ont l’impression que le gouvernement ne contrôle pas la situation dans la région de Montréal. Et elle s'amplifie, dit-il, dans le contexte de l'ouverture des commerces et des écoles.

Le chef intérimaire du Parti québécois, Pascal Bérubé.

Le chef intérimaire du Parti québécois, Pascal Bérubé.

Photo : Radio-Canada / Jean-Simon Fabien

Le député souhaite lui aussi que le gouvernement Legault fasse marche arrière si les choses devaient tourner mal avec son plan de levée des contrôles routiers dans l'Est-du-Québec.

Pascal Bérubé aurait préféré que le gouvernement Legault déconfine les citoyens à l'intérieur d'une même région, plutôt que de mettre fin aux contrôles interrégionaux.

Le préfet de la MRC Rimouski-Neigette, Francis Saint-Pierre, se dit surpris de constater le nombre d’appuis obtenu par la pétition.

Le préfet souligne que tous, les élus comme les responsables de santé publique, n’ont pas de guide sur les actions à prendre pour contrer le coronavirus. On fait du mieux qu'on peut avec les éléments qu'on a, avec les développements, souligne M. Saint-Pierre.

L'auteur de la pétition, Antoine Bouchard, un ancien militant de Québec solidaire, n'a pas voulu accorder d'entrevue. Il a, dit-il, lancé la pétition pour que les gens puissent s'exprimer.

Avec la collaboration de Denis Leduc

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