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Les enfants ne seraient pas des transmetteurs de la COVID-19, selon une étude

Une classe déserte.

Les salles de classe du pays sont désertées depuis bientôt deux mois en raison des mesures de confinement ordonnées par les autorités sanitaires.

Photo : The Canadian Press / JONATHAN HAYWARD

Radio-Canada

Une enquête sur les cas de coronavirus dans les écoles australiennes montre qu'il n'y a pratiquement aucune transmission de la COVID-19 entre enfants.

C’est la première enquête sur les enfants et la propagation de la COVID-19 en classe et plusieurs chercheurs canadiens s’y intéressent.

Les données préliminaires, qui n'ont pas encore été examinées par des pairs, suggèrent que les enfants en Australie ne sont pas des agents de propagation du nouveau coronavirus, contrairement à ce qui est habituellement observé par les épidémiologistes en ce qui concerne la grippe saisonnière.

Contrairement à ce que nous pensions, en ce qui concerne la grippe, qu'ils deviennent des agents de propagation de la maladie dans la population, cela ne semble pas être le cas, a soutenu Horacio Arruda, directeur national de la santé publique du Québec la semaine dernière.

Le Dr Arruda a suscité des critiques de la part d'enseignants et de parents inquiets, au Québec, de renvoyer leurs enfants en classe à partir du 11 mai à l'extérieur de Montréal et du 19 mai sur l'île.

Il faut encore faire preuve de prudence, c'est pourquoi nous ne les mettons pas tous ensemble, collés les uns sur les autres, et nous voulons prendre de la distance, mais je ne pense pas que nous mettons nos enfants en danger.

Une citation de :Horacio Arruda, directeur national de la santé publique du Québec

Vendredi, le médecin-chef du Canada, la Dre Theresa Tam, a déclaré que le gouvernement fédéral examinait les données de la recherche australienne.

Depuis le début de la pandémie, l'une des caractéristiques distinctes de la COVID-19 a été son impact exceptionnellement faible sur une grande majorité d'enfants.

En Ontario, seulement 2,3 % des cas confirmés concernent des enfants de moins de 19 ans.

Les chercheurs tentent maintenant de comprendre si les enfants peuvent être porteurs de la maladie, une question essentielle pour la réouverture des écoles.

Les enfants ne sont pas des super-transmetteurs

L'Australie est l'un des rares pays à avoir maintenu la plupart des écoles ouvertes depuis le début de la pandémie et a publié son rapport sur la façon dont cela s'est déroulé.

En pédiatrie, nous sommes tellement habitués à dire que les enfants sont de super-transmetteurs, nous savons absolument qu'ils le sont, a déclaré Kristine Macartney, directrice du Centre national australien de recherche et de surveillance sur la vaccination (NCIRS). Mais pour la COVID-19, nous ne voyons aucune preuve que les enfants sont des agents de propagation.

Kristine Macartney regarde l'objectif.

« Pour la COVID-19, nous ne voyons aucune preuve que les enfants sont des super-transmetteurs », a déclaré Kristine Macartney, directrice du National Center for Immunization Research and Surveillance (NCIRS), en Australie. Elle est l'investigatrice principale chargée d'examiner la transmission de la COVID-19 chez les enfants australiens à l'école.

Photo : Michael Amendolia

Des responsables de la santé publique de l'État de la Nouvelle-Galles du Sud ont établi une liste de centaines de contacts étroits liés aux 18 cas de coronavirus dans 15 écoles (9 enseignants et 9 élèves) entre le début mars et la mi-avril. Des chercheurs du NCIRS ont découvert que parmi les près de 900 contacts étroits, seuls 2 avaient contracté la maladie.

Cela nous suggère que la transmission des enfants est faible contrairement à ce que nous constatons pour d'autres virus, comme la grippe saisonnière, a déclaré la Dre Macartney, spécialiste des maladies pédiatriques.

Elle a mentionné que la raison pour laquelle les enfants ne transmettent pas le virus n'est toujours pas claire. Les résultats de sa recherche sont préliminaires.

Nous avons estimé, tout comme nos collègues, qu'il était important de mettre les données préliminaires dans le domaine public pour pouvoir éclairer les délibérations politiques sur le sujet, a-t-elle déclaré.

Excitant et rassurant

Si elle peut être reproduite ailleurs, il s'agit d'une étude très intéressante montrant des preuves pertinentes à ce stade, a déclaré le Dr Stephen Freedman, pédiatre urgentologue à l'Hôpital pour enfants de l'Alberta.

Il dit vouloir voir le rapport complet pour comprendre à quel point la distance physique dans les écoles peut jouer un rôle, ainsi que le nettoyage et les mesures d'hygiène. Il souhaite également plus d'informations sur l'importance du délai d'exécution rapide pour les résultats des tests et la recherche des contacts.

Photo du docteur dans une chambre d'hôpital.

« C'est une étude très intéressante et passionnante », a déclaré le Dr Stephen Friedman, pédiatre urgentologue à l'Hôpital pour enfants de l'Alberta.

Photo : Stephen Freedman

Le Dr Freedman a déclaré que la recherche australienne ajoute une meilleure compréhension dans un contexte où les provinces du pays songent à rouvrir les écoles.

Cela démontre qu'il y a très peu de transmission de l'élève à l'enseignant et vice-versa, ce qui est rassurant, a déclaré le Dr Freedman.

L'étude australienne a montré très peu de transmissions, mais je ne pense pas que nous devrions arrêter nos recherches, nous devons continuer, a par contre déclaré la Dre Theresa Tam.

Selon elle, le Canada aura sa propre occasion de faire des recherches au Québec, une fois que les écoles y seront ouvertes.

Notre dossier COVID-19 : ce qu'il faut savoir

Avec les informations d’Amanda Pfeffer

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