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La COVID-19 fait plonger Air Canada dans le rouge au 1er trimestre

Un homme qui pousse un panier marche devant un comptoir d'enregistrement d'Air Canada dans un aéroport.

Air Canada a été décimée par les restrictions de déplacements dans le monde.

Photo : La Presse canadienne / Jeff McIntosh

La Presse canadienne

Air Canada estime qu'il lui faudra plus de trois ans avant de pouvoir générer des revenus et offrir une capacité comparable à l'an dernier en raison du « carnage financier » provoqué par la pandémie de COVID-19.

En commentant les résultats du premier trimestre, qui s'est soldé par une perte nette de 1,05 milliard de dollars, le président et chef de la direction du plus important transporteur aérien au pays, Calin Rovinescu, a estimé, lundi, au cours d'une conférence téléphonique avec les analystes, que l'entreprise vivait la période la plus sombre de toute l'histoire de l'aviation commerciale.

Je vous dirais que tous les modèles classiques de planification sont passés à la trappe. Il ne fait aucun doute que nous ne sommes pas encore sortis de l'auberge.

Calin Rovinescu, président et chef de la direction d'Air Canada

Depuis la mi-mars, Air Canada a sabré son nombre de vols de plus de 90 % et a cloué au sol plus de 200 avions. Elle ne dessert plus que cinq aéroports internationaux. Ses revenus ont plongé de 16 %, à 3,72 milliards de dollars au premier trimestre terminé le 31 mars, et elle pige quotidiennement 22 millions de dollars dans ses liquidités.

L'entreprise établie à Montréal a dit avoir réalisé des économies de 1,05 milliard de dollars, notamment en mettant à pied quelque 20 000 de ses 38 000 employés.

Nous nous attendons à ce que la taille de l'industrie et [celle] de notre compagnie soient considérablement réduites pendant un certain temps.

Calin Rovinescu, président et chef de la direction d'Air Canada

En plaidant pour une aide d'urgence de la part du gouvernement fédéral, l'Association du transport aérien international (IATA) avait estimé que le nouveau coronavirus allait faire plonger de 43 % les revenus des compagnies aériennes canadiennes cette année.

Au moment où certains observateurs se demandent si la transaction de 720 millions de dollars qui permettrait à Air Canada de prendre le voyagiste Transat A.T. sous son aile pourrait être menacée, M. Rovinescu s'est gardé de commenter ou de réitérer son intérêt à l'endroit de la société mère d'Air Transat.

Jusqu'à ce que nous obtenions les approbations réglementaires [du Canada et de l'Union européenne], il n'y a vraiment aucune mise à jour que nous puissions fournir, s'est-il limité à dire aux analystes.

À la fin mars, Air Canada disposait de liquidités totalisant 6,5 milliards de dollars – soit 1,06 milliard de moins qu'à la fin décembre.

Avec l'écroulement de la demande, la compagnie a réduit sa capacité pour le deuxième trimestre d'entre 85 % et 90 % par rapport à la même période l'an dernier, tandis que la capacité du troisième trimestre devrait être comprimée d'environ 75 %. Air Canada accélérera également le retrait de 79 appareils plus anciens, dont des Embraer 190, des Boeing 767 et des Airbus 319, notamment afin de simplifier sa flotte et de réduire ses coûts.

En excluant les éléments non récurrents, la perte ajustée d'Air Canada a été de 392 millions de dollars, ou 1,49 $ par action, au premier trimestre, comparativement à un bénéfice ajusté de 17 millions, ou 6 cents par action, il y a un an. Les analystes anticipaient une perte ajustée de 1,22 $ par action sur des revenus de 3,68 milliards, selon les prévisions recueillies par la firme de données financières Refinitiv.

À la Bourse de Toronto, lundi avant-midi, le titre du transporteur aérien se négociait à 17,70 $, en recul de 1,60 $, ou 8,3 %.

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