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Les efforts de Bombardier perturbés par la COVID-19

Le logo de Bombardier sur un édifice à Montréal

La pandémie mettrait en péril la finalisation de transactions concernant Bombardier, selon l'analyste Benoit Poirier de Desjardins.

Photo : La Presse canadienne / Ryan Remiorz

La pandémie de COVID-19 a fait dérailler les efforts de Bombardier pour réduire sa dette. Elle pourrait également avoir de graves répercussions sur les résultats opérationnels de l’entreprise.

C’est le constat de l’analyste Benoit Poirier de Desjardins.

Dans l’attente du dévoilement des résultats financiers du premier trimestre de 2020 du constructeur québécois jeudi prochain, les observateurs se prononcent sur l’impact du coronavirus sur Bombardier.

Trois transactions à venir sont dans la ligne de mire des analystes et suscitent des doutes.

En juin dernier, Bombardier a conclu une entente avec Mitsubishi Heavy Industries, en vertu de laquelle la société montréalaise lui cédera son programme d’avions régionaux CRJ, y compris l’entretien, la commercialisation et la vente.

Quelques mois plus tard, en octobre, Bombardier annonçait la cession de ses activités d’aérostructure de Belfast (Irlande du Nord) et du Maroc à Spirit AeroSystems. Enfin, en février, le constructeur signait un protocole d’entente avec Alstom pour la vente de sa division Transport.

En se départant de ces actifs, Bombardier souhaite se délester d’une partie de sa dette.

Toutefois, selon Benoit Poirier, la finalisation de ces transactions n’est pas acquise.

Dans le cas du programme des avions régionaux, Mitsubishi Heavy Industries pourrait faire marche arrière pour se rapprocher de Boeing.

De même, la crise de la COVID-19 pourrait inciter Spirit AeroSystems à renoncer à acquérir les activités d’infrastructure pour protéger son bilan financier.

De plus, la pandémie pourrait retarder le processus d’examen des transactions.

Nous croyons que les risques associés à la finalisation des transactions et au refinancement de la dette de l’entreprise sont trop importants à court terme, soutient Benoit Poirier.

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