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La rentrée au primaire risque d’être retardée dans certaines écoles du Québec

Une petite fille avec un sac à dos vue de dos alors qu'elle entre dans la cafétéria d'une école.

Une élève

Photo : Getty Images / SDI Productions

Nancy Caouette

De nombreux employés des écoles primaires du Québec effectuent un retour en classe lundi pour se préparer à l’accueil des élèves. Mais à une semaine de la rentrée scolaire, des directeurs et enseignants préviennent qu’il ne sera pas possible de respecter l’échéancier du gouvernement dans toutes les écoles de la province.

Le 11 mai prochain, les cris et les rires d’enfants doivent retentir à nouveau dans les corridors des écoles primaires de la province, sauf à Montréal, où le retour est prévu pour le 19 mai.

Si de nombreux directeurs d’écoles et enseignants sont impatients de revoir les frimousses de leurs élèves, ils ne se font pas d’illusions : l’école en période de pandémie ne sera pas un long fleuve tranquille.

L’ensemble de la préparation d’une deuxième rentrée en classe est un casse-tête assez complexe, dit le président de la Fédération des directions d'établissements d'enseignement du Québec, Nicolas Prévost.

Le nombre d’élèves en classe sera plus élevé que ce que la Fédération avait prévu. Selon un sondage fait auprès des directeurs d’école, on anticipe que 60 % des élèves seront de retour en classe. À la base, on prévoyait plus autour de 40 % à 50 % de retour en classe, ajoute-t-il.

Le défi de la distanciation physique

Autre défi logistique majeur : les élèves devront être assis à deux mètres de distance les uns des autres. On prévoit qu’il faudra deux locaux probablement pour chaque groupe. Il faut trouver ces locaux, utiliser les gymnases, les bibliothèques, et on envisage aussi d’utiliser ceux du secondaire, indique Nicolas Prévost.

Encore faut-il qu’il y ait des employés en nombre suffisant pour offrir des services aux élèves.

Toujours selon la Fédération des directions d'établissements d'enseignement du Québec, environ le quart du personnel des écoles primaires, principalement les employés âgés de 60 ans et plus ou considérés comme plus vulnérables à la COVID-19, ne pourra pas retourner au travail.

Le manque de place en garderie pour les enfants d’enseignants du primaire risque d’aggraver la situation, prévient la présidente de la Fédération des syndicats de l’enseignement, Josée Scalabrini.

Il y a plusieurs enseignants qui sont découragés. Ils ont appelé tous les CPE et il n’y a plus de place. Ce n’est pas qu’ils ne veulent pas être au rendez-vous, c’est qu’ils ne le peuvent pas !

Josée Scalabrini, présidente de la Fédération des syndicats de l’enseignement

Elle croit que les écoles qui souffraient déjà d’un manque de ressources avant la pandémie ne seront pas en mesure d’assurer la sécurité des enfants et du personnel le 11 mai.

Si cette semaine, on se rend compte que c’est difficile et qu’on serait mieux de retarder d’une semaine, ou même de deux semaines le retour, j’ose espérer que le gouvernement aura la sagesse de dire : on ouvrira les écoles quand on sera prêts, lance-t-elle.

Nicolas Prévost espère aussi que le gouvernement fera preuve de souplesse.

On a demandé au ministère de l’Éducation si on pouvait avoir une certaine latitude de journées avant de procéder à l'ouverture pour s'assurer que le retour se fasse en toute sécurité. On attend la réponse de Québec, précise-t-il.

Par ailleurs, les parents d’enfants du primaire de la province doivent signifier aujourd'hui si leurs enfants retourneront ou non à l’école. Les parents de la grande région montréalaise disposent normalement d’une semaine de plus pour faire le choix, mais certaines écoles exigent une réponse aujourd'hui.

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