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De nombreux commerces de détail rouvrent aujourd'hui au Québec

C'était la course, dans les derniers jours, pour s'adapter aux règles de distanciation physique.

Plusieurs commerces de détails.

C’est lundi que peuvent rouvrir les commerces qui ont un accès à la rue, au Québec, sauf à Montréal et dans ses banlieues.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Radio-Canada

Après une pause forcée qui aura duré 40 jours, le Québec entame lundi son déconfinement graduel. Les commerces de l'extérieur de la grande région de Montréal, qui ont un accès depuis la rue, sont les premiers à pouvoir rouvrir leurs portes.

Radio-Canada s’est rendue ce week-end à Saint-Jean-sur-Richelieu, en Montérégie, pour prendre le pouls des opérations à la veille de la grande réouverture de certaines des entreprises de la municipalité.

Dans les magasins, c'est la course pour s'adapter aux règles de distanciation physique que les clients comme les employés devront respecter.

Les commerçants travaillent d'arrache-pied afin que tout soit prêt. Il y a tant à faire et il reste si peu de temps. Ils sont impatients, mais aussi inquiets.

Pour préparer cette reprise des activités, les entreprises n'ont ménagé ni les efforts ni les ressources.

Chez Bouvreuil Meubles, l'opération a coûté près de 10 000 $. La propriétaire Julie Grégoire dit avoir adopté une série de mesures pour assurer la sécurité des clients.

On a fait installer un lavabo fonctionnel pour avoir une station de lavage à l'accueil. On a mis de la signalisation partout. J'ai acheté des visières pour l'ensemble des employés. On a modifié nos heures d'ouverture. On a mis des plexiglas devant chaque poste de travail, dit-elle.

Elle sourit dans son magasin.

Julie Grégoire est propriétaire du magasin Bouvreuil Meubles.

Photo : Radio-Canada

La direction a aussi fait appel à une infirmière pour former les employés au sujet des bonnes pratiques d’hygiène.

Chez Pierre Roy Chaussures, la direction a opté pour la confection de petits paniers qui seront remis à tous les clients.

La copropriétaire Stéphanie Fraser explique le contenu des paniers : On va avoir une paire de gants pour ceux qui se sentent peut-être un peu moins en sécurité. On a les outils pour enfiler les chaussures. On a une petite paire de bas jetables. On a mis de l'alcool pour nettoyer, du désinfectant.

À la boutique Kubik, le défi à relever est de taille : permettre aux clients d'acheter des vêtements de façon sécuritaire. La gérante Nataly Keroack le reconnaît, c’est « beaucoup de stress ».

Pour y parvenir, le client va devoir se tenir à deux mètres des vêtements et le personnel va lui montrer des articles. Des cabines ont dû être condamnées pour respecter la distanciation physique.

Quand ils [les clients] vont aller en cabine, il faut désinfecter la cabine avant qu'ils rentrent et après qu'ils soient sortis. Il faut mettre les vêtements en quarantaine pendant 48 heures. Personne ne pourra y toucher, raconte Nataly Keroack.

Elle est entourée de vêtements.

Nataly Keroack est gérante de la boutique Kubik.

Photo : Radio-Canada

Une décision hâtive?

Lorsqu'on demande à ces commerçants si la décision du gouvernement Legault de rouvrir les magasins est judicieuse, ils affichent un optimisme prudent.

Les gens sont impatients. Les gens déménagent. Les gens ont des projets, quand même. Je pense qu'il faut le faire à un moment donné, croit Julie Grégoire, propriétaire de Bouvreuil Meubles.

De son côté, le directeur de la succursale Corbeil électroménagers de Saint-Jean-sur-Richelieu, Sébastien Alaire, lance que c'est du stress, c'est certain. C'est beaucoup de préparation. C'est beaucoup de questionnements. C'est de l'inconnu.

Il a les mains croisées.

Louis-Philippe Fraser est copropriétaire de la boutique Pierre Roy Chaussures.

Photo : Radio-Canada

Louis-Philippe Fraser, copropriétaire de la boutique Pierre Roy Chaussures, est d'accord. Je pense que c'est important de faire des tests en ce moment. Je n'ai pas l'impression qu'attendre plus longtemps, la situation va vraiment changer du jour au lendemain. Je ne veux juste pas que tout le monde arrive la première journée en même temps, a-t-il dit.

Quant à la chambre de commerce de la région, elle ne cache pas son inquiétude. On a besoin d'être un petit peu sécurisés, mentionne Michel Milot, directeur général de la Chambre de commerce et de l'industrie du Haut-Richelieu.

Il considère que la relance de l’activité économique s’est faite de façon hâtive. Je pense que cela s'est fait un petit peu rapidement, selon moi. Mais, par contre, si on regarde du côté des entrepreneurs, il y a une pression pour chaque heure, jour ou semaine qu'on n'est pas ouverts, sur les résultats financiers, conclut-il.

Avec les informations de Maxime Bertrand

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