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Des centres de dépistage de la COVID-19 dans les « zones chaudes » de Montréal

Des cliniques mobiles commencent à s’implanter dans les arrondissements les plus touchés de la métropole.

Un contenu vidéo est disponible pour cet article
Une professionnelle de la santé effectue un test de dépistage du coronavirus dans une clinique mobile du quartier Saint-Michel.

Le reportage de Jacaudrey Charbonneau

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Radio-Canada

Montréal, tout comme les autres régions du Québec, se prépare au déconfinement progressif. La métropole, qui demeure la « zone chaude » de l'épidémie de COVID-19, met en oeuvre la stratégie gouvernementale de dépistage massif dans les secteurs jugés critiques. Des cliniques mobiles commencent ainsi à s’installer dans les arrondissements les plus touchés.

Un seul mot d'ordre : tester. En augmentant le nombre de ces tests de dépistage de la COVID-19, la santé publique espère ainsi avoir une meilleure idée de la situation. Mais il faudra également s'attendre à ce que le nombre de cas confirmés augmente, a annoncé vendredi le Dr Arruda en conférence de presse.

On teste pour trouver des cas positifs, identifier leurs contacts, remonter la chaîne de transmission et on isole les personnes atteintes pour éviter de propager le virus, a notamment expliqué le Dr Arruda.

Dans l’arrondissement Villeray–Saint-Michel—Parc-Extension, cette approche qui vise à « rechercher, investiguer et contenir » a d'ores et déjà été mise en place. Les résidents qui présentent des symptômes sont donc invités, et ce, durant les deux prochains jours, à se présenter sans rendez-vous à la clinique mobile installée dans le quartier Saint-Michel, qui est un foyer important d'éclosion.

Saint-Michel, c'est un quartier très diversifié. On parle d'une population d'environ 55 000 personnes, beaucoup moins que Montréal-Nord. Mais quand on regarde en termes de proportion, nous sommes beaucoup plus atteints par le virus

Frantz Benjamin, député de Viau

Dans cette clinique mobile gérée par le Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux (CIUSSS) de l'Est de Montréal, un test de dépistage avec écouvillon prend à peine cinq à sept minutes. Le personnel de santé déployé sur place estime pouvoir en réaliser près de 150 par jour.

Des gens masqués transportent du matériel médical.

Du personnel de la santé a été appelé pour tenir une clinique de dépistage mobile dans le quartier Saint-Michel.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

En plus de permettre le repérage, la prise en charge et l’isolement de personnes atteintes par le coronavirus, ces dépistages permettront de mieux cerner le profil épidémiologique de l'environnement.

Dans l’est de l’île, par exemple, le quartier de Rivières-des-Prairies est également considéré comme un foyer d’éclosion de la maladie.

Montréal-Nord, considéré comme le quartier le plus touché au Québec, a quant à lui accueilli son centre de dépistage samedi. Les résidents symptomatiques ont pu prendre rendez-vous par téléphone avant de se présenter à la clinique.

Une professionnelle de la santé offre un pouce en l'air à son interlocuteur.

« Tout va bien », semble dire cette professionnelle de la santé.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Alors que le gouvernement envisage de réaliser 100 000 tests par semaine à l’échelle de la province, soit le double de ce qui est fait actuellement, il prévoit une réserve de 1000 tests par jour pour intervenir rapidement en cas d’éclosion particulière dans un certain milieu.

Vendredi, le Dr Yves Jalbert, responsable de la stratégie de dépistage à la santé publique, a indiqué qu'à compter du 4 mai, les personnes aux prises avec des symptômes s'apparentant à la COVID-19 devront composer le 1 877 644-4545, où elles seront redirigées vers une clinique désignée de dépistage. Les résultats seront communiqués par une infirmière ou un médecin.

Avec les informations de Jacaudrey Charbonneau.

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