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Mike Pompeo évoque une « origine humaine du coronavirus », puis se rétracte

Mike Pompeo parle sur une tribune.

Le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo.

Photo : Associated Press / Andrew Harnik

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2020 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le secrétaire d'État américain Mike Pompeo a déclaré dimanche avoir « une quantité importante de preuves » que le nouveau coronavirus était sorti d'un laboratoire chinois, mais il n'a pas contesté la conclusion des services de renseignements américains selon laquelle il n'était pas d'origine humaine.

Le chef de la diplomatie américaine n'a pas mis de gants blancs pour faire monter d'un cran l'escalade verbale à l'encontre de Pékin.

Il y a une quantité significative de preuves que cela vient de ce laboratoire à Wuhan, a déclaré Mike Pompeo sur la chaîne ABC, en référence au virus qui est apparu en décembre en Chine et qui a tué environ 240 000 personnes dans le monde, dont plus de 67 000 aux États-Unis.

Mike Pompeo a ensuite brièvement contredit une déclaration publiée cette semaine par la principale agence d'espionnage américaine, qui a déclaré que le virus ne semblait pas être d'origine humaine ou génétiquement modifié.

Cette déclaration contredit les théories conspirationnistes promues par les activistes anti-Chine et certains partisans du président Donald Trump qui suggèrent qu'il a été développé dans un laboratoire d'armes biologiques du gouvernement chinois.

Les meilleurs experts jusqu'à présent semblent penser qu'il a été fabriqué par l'homme. Je n'ai aucune raison de ne pas y croire pour l'instant, a déclaré Mike Pompeo.

Lorsque son interlocuteur sur la chaîne ABC a souligné que ce n'était pas la conclusion des agences de renseignement américaines, Mike Pompeo a fait marche arrière.

« J'ai vu ce que la communauté du renseignement a dit. Je n'ai aucune raison de croire qu'ils se trompent. »

— Une citation de  Mike Pompeo, secrétaire d'État américain

Au cours de l'entrevue, le secrétaire d'État n'a pas cessé de casser du sucre sur le dos de la Chine. « Ce n'est pas la première fois » que la Chine met ainsi « le monde en danger » à cause de « laboratoires ne respectant pas les normes », a-t-il insisté, sans vouloir dire s'il pensait que le nouveau coronavirus avait été libéré intentionnellement par Pékin.

Ancien directeur de la CIA, Mike Pompeo accuse la Chine de bloquer l'accès à ses frontières. Ils continuent d'empêcher l'accès aux Occidentaux, aux meilleurs médecins, a-t-il dit sur les ondes d'ABC. Il faut que nous puissions aller là-bas. Nous n'avons toujours pas les échantillons du virus dont nous avons besoin, a-t-il dénoncé.

Publié jeudi, le rapport du bureau du directeur du renseignement national dit être d'accord avec « le large consensus scientifique » selon lequel le coronavirus n'a pas été créé par l'homme.

Le département d'État américain n'a pas répondu dans l'immédiat à une demande de clarification sur les commentaires de Mike Pompeo.

De son côté, la presse chinoise accuse Washington de « propagande ». Un journal proche du parti communiste chinois (PCC), le Global Times, a qualifié lundi de « bluff » les déclarations de Mike Pompeo.

« L'administration Trump continue de mener une guerre de propagande sans précédent tout en essayant d'entraver les efforts mondiaux dans la lutte contre la pandémie de COVID-19. »

— Une citation de  Éditorial du média chinois Global Times

Le chef de la diplomatie américaine n'a aucune preuve que le virus provient du laboratoire de Wuhan, écrit le tabloïd en langue anglaise, appelant les États-Unis à communiquer les éléments sur lesquels leurs représentants basent leurs déclarations.

Donald Trump mène la charge

Le président américain Donald Trump s'en est souvent pris à la Chine depuis le début de la pandémie, qui a considérablement affaibli l'économie américaine, dont la vigueur devait être l'un des principaux arguments de sa campagne de réélection.

Le président américain Donald Trump en gros plan.

Le président américain Donald Trump.

Photo : Associated Press / Alex Brandon

Fin janvier, le président américain avait annoncé l'interdiction d'entrée aux États-Unis aux voyageurs étrangers en provenance de Chine. Il a aussi provoqué la colère de Pékin en revendiquant haut et fort l'expression « virus chinois » pour désigner le nouveau coronavirus.

Mike Pompeo avait accusé à l'époque le Parti communiste chinois de semer des « rumeurs abracadabrantes » sur le fait que l'armée américaine ait pu introduire le virus dans son pays.

Cette première guerre des mots avait conduit en mars à l'expulsion de journalistes américains en Chine et à la réduction du nombre de Chinois autorisés à travailler pour des médias de Pékin aux États-Unis.

Donald Trump, qui accuse régulièrement la Chine de mentir sur son bilan humain, a également récemment évoqué la possibilité de lui demander de payer des milliards de dollars de réparations pour les dommages causés par l'épidémie.

Il a menacé la Chine de « taxes douanières punitives », comme lors du conflit commercial que se sont livré pendant des mois les deux premières économies mondiales.

Avec les informations de Reuters, et Agence France-Presse

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