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20 ans plus tard, le créateur du virus informatique I Love You admet ses torts

Une personne portant une capuche derrière un ordinateur.

Le ver informatique « Love Bug » avait infecté plus de 45 millions d'ordinateurs en 2000.

Photo : iStock

Radio-Canada

L’homme derrière le premier virus informatique à s'être propagé à grande échelle a finalement admis sa culpabilité, 20 ans après que son logiciel malveillant eut infecté des millions d’ordinateurs partout dans le monde.

Pendant deux décennies, l’identité de la personne derrière cette attaque est demeurée inconnue. Le travail de longue haleine du journaliste spécialisé en technologie Geoff White a finalement mené ce dernier à retrouver le coupable : Onel de Guzman, un homme originaire des Philippines, qui était à l’époque étudiant en informatique.

La première « pandémie » de virus informatique  

Connu sous les noms d'I Love You (je t’aime), Loveletter ou encore Love Bug, le ver informatique conçu par de Guzman est apparu pour la première fois le 4 mai 2000. 

Les victimes recevaient un courriel avec une pièce jointe intitulée LOVE-LETTER-FOR-YOU, qui contenait en fait un code malicieux capable d’écraser des fichiers, de voler des mots de passe et d’envoyer des copies de lui-même automatiquement à tous les contacts se trouvant dans le carnet d’adresses Microsoft Outlook de la victime. 

En quelques heures, le virus s’était propagé dans le monde entier, infectant quelque 45 millions de machines au passage, soit environ 10 % de tous les ordinateurs connectés à Internet sur la planète à cette époque.

Les ravages causés par l’attaque informatique ont été estimés à des milliards de dollars, selon ce que rapporte la BBC.

Un virus similaire du nom de Melissa avait déjà réussi à infecter environ un million d’ordinateurs en 1999, mais jamais un maliciel n’avait fait autant de victimes que le Love Bug.

Un virus pour accéder à Internet sans payer

Onel de Guzman a expliqué à la BBC qu’il avait créé le ver informatique afin de voler des mots de passe et d'accéder ainsi à Internet sans débourser d’argent. À l'époque, la connexion à Internet se faisait par le biais du réseau téléphonique commuté et nécessitait de tels mots de passe.

Maintenant âgé de 44 ans, de Guzman assure qu’il n’a jamais eu l’intention que son ver informatique se répande mondialement.

Je ne m’attendais pas à ce qu’il se retrouve aux États-Unis et en Europe. J’étais surpris, a-t-il affirmé dans une entrevue pour Crime Dot Com, un ouvrage à venir portant sur la cybercriminalité. 

Initialement, il avait envoyé le virus uniquement à des victimes habitant aux Philippines, qu’il contactait par l’entremise d’espaces de clavardage. Puis, au printemps 2000, il a modifié son code informatique de façon à profiter d’une lacune du système d’exploitation Microsoft Windows 95, permettant ainsi au virus de se reproduire automatiquement au moyen d'Outlook.

À l’époque, les Philippines n’avaient pas encore de loi couvrant le piratage informatique. Même si les autorités soupçonnaient de Guzman, aucune poursuite n’avait été engagée.

Aujourd’hui, l’homme admet regretter ses gestes ainsi que la publicité négative qui en a découlé.

Parfois, je vois une photo de moi passer sur Internet, a-t-il affirmé au journaliste Geoff White. Mes amis me disent : "C’est toi!" Je suis une personne timide; je ne souhaite pas cela.

Avec les informations de BBC, et The Telegraph

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