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Le confinement « isole » davantage les femmes victimes de violence conjugale

Une femme triste assise au bord d'une fenêtre.

Les maisons d’hébergement reçoivent de moins en moins d'appels de femmes victimes de violence conjugale en raison du confinement.

Photo : getty images/istockphoto / PKpix

La maison d’aide et d’hébergement Maison Mikana, à Amos, s'inquiète de la baisse des demandes d’aide de femmes victimes de violence conjugale.

Depuis le début de la crise sanitaire, le téléphone sonne moins que d'habitude.

Les responsables croient que le confinement « isole » davantage les femmes victimes de violence et qu'elles éprouvent des difficultés à appeler à l'aide.

La gestionnaire par intérim de l'organisme, Roxane Letendre-Gauthier, affirme que la situation est pareille partout en Abitibi-Témiscamingue.

C'est plus calme et c'est ça qui est inquiétant, et c'est pour ça qu'on a deux nouveaux services et qu'on se disait que probablement que c'est plus dur pour les femmes de nous joindre, vu le confinement.

Roxane Letendre-Gauthier

Elles sont plus isolées, elles ont moins de circuit de contact et de moyens de nous contacter, c'est pour ça qu'on a deux nouveaux services, étant donné qu'on a une baisse d'appels, et on veut s'assurer que les femmes victimes de violence conjugale ne soient pas pénalisées encore plus à cause du confinement, affirme la responsable.

La Maison Mikana a mis en place deux nouveaux services pour les femmes.

Un numéro de téléphone cellulaire que les femmes peuvent utiliser pour envoyer un message texte et un nouvel outil de messagerie confidentiel qui leur permet de joindre la maison au moyen d'Internet sans laisser de traces.

Roxane Letendre-Gauthier assure avoir mis en place les mesures sanitaires nécessaires pour offrir de l'hébergement sécuritaire aux femmes qui en ont besoin.

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