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Des garderies non subventionnées menacent de fermer sans l’aide du gouvernement

Des enfants jouent avec des jouets.

Le reportage de Marie-Pier Mercier

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Le retour au travail de nombreux parents pourrait se faire sans garderie pour leurs enfants. Des garderies non subventionnées menacent en effet de fermer leurs portes si elles ne reçoivent pas d’aide financière pour compenser les pertes de place causées par la pandémie.

Les garderies non subventionnées pourront ouvrir dès le 11 mai, quelques jours après le retour au travail de certains parents. Toutefois, les milieux de garde ne pourront accueillir qu'entre 30 et 50 % des enfants, en raison des mesures annoncées par la santé publique pour limiter la propagation de la COVID-19.

La situation préoccupe la Coalition des garderies privées non subventionnées du Québec. La présidente Marie-Claude Collin affirme que sans compensation financière adéquate, des garderies seront déficitaires.

Comment je vais faire pour arriver si une garderie non subventionnée avec 80 enfants a seulement 15 enfants? Avec le surplus de travail qui est exigé par la santé publique, comment je vais faire pour arriver et payer tout ça? se questionne-t-elle.

En plus des pertes financières engendrées par les pertes de place, les gestionnaires de garderies devront aussi se procurer du matériel de protection et de désinfection.

Aujourd’hui, en sachant que je n’ai à peu près rien, je ne sais pas si j’ouvre le 11 mai. Est-ce que je vais ouvrir déficitaire?

Une citation de :Marie-Claude Collin, présidente de la Coalition des garderies privées non subventionnées du Québec

Plusieurs garderies privées non subventionnées, reconnues ou non par la province, pourraient décider de fermer si Québec ne les compense pas financièrement.

On ne sait pas, on ne sait rien, on ne sait pas combien le ministre va nous donner pour ouvrir le 11 mai et au moins payer notre personnel éducatif, ajoute Marie-Claude Collin.

Des garderies ferment leurs portes

À quelques jours du retour au travail, des parents se retrouvent sans garderie. Jean-François Vallée a appris cette semaine que la garderie en milieu familial de ses deux enfants fermait définitivement.

C'est chercher une aiguille dans une botte de foin en ce moment, trouver une place, déplore-t-il.

Les places en garderie étaient déjà prisées avant la pandémie, mais les mesures demandées par la santé publique rendent la recherche encore plus difficile pour les parents.

On a regardé ce qu'il y a de disponible sur le site ma garderie.com, parce que La place 0-5, en tout cas pour nous, ça n'a pas été un succès. On a regardé comme ça, j'ai trouvé deux endroits où il y avait deux places peut-être, mais pas avant juin.

Quelle compensation?

La Coalition des garderies privées non subventionnées attend toujours de savoir ce que le gouvernement Legault offrira comme compensation financière.

Selon nos informations, plusieurs intervenants du milieu souhaitent, au moins, recevoir autant qu’aux premiers jours de la pandémie, quand les garderies non subventionnées faisaient partie du réseau d’urgence.

Québec avait fourni une compensation s’élevant à 41 $ par enfant, jusqu’à concurrence de 70 % des places.

Nous la facture, on a dit au ministre qu’elle est de 41 $ par jour pour les enfants qui sont absents de la garderie, souligne la présidente Marie-Claude.

Le ministre de la Famille, Mathieu Lacombe, souligne l’importance de ces milieux de garde dans le réseau.

On les supporte financièrement depuis le début de la crise pour qu’elles soient capables de passer à travers. [...] On sera aussi là pour la reprise, assure-t-il.

On a besoin d’elles et je sens qu’on travaille en partenaires là-dedans.

Une citation de :Mathieu Lacombe, ministre de la Famille

Le ministre admet que la question n’a pas encore été tranchée. Ce n’est pas encore réglé, parce que ce n’est pas simple, mais on est au stade des discussions avec les deux associations nationales qui les représentent qui sont reconnus par le ministère la Famille pour arriver à la meilleure solution possible, précise-t-il.

Avec les informations de David Rémillard et Marie-Pier Mercier

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