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Terminer le secondaire sans bal de finissants, un coup dur pour des élèves manitobains

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Deux finissantes et deux finissants discutent sous le soleil.

Plusieurs groupes d'amis échangeaient entre eux avant la tenue du bal en soirée.

Photo : Radio-Canada / Alix Villeneuve

Après l’annonce du plan de relance économique de la province par le premier ministre Brian Pallister, de nombreux élèves de 12e année du Manitoba se disent tristes d’apprendre qu’ils n’auront pas de bal de finissants, comme le veulent les usages.

D’après ces élèves, tout jeune de leur âge attend impatiemment cette période de la vie qui marque la fin d’un parcours scolaire et le début d’une nouvelle vie.

Quand on a d’abord eu les nouvelles que les écoles allaient être fermées pour trois semaines en mars, on était assez content, car on voyait ça comme des vacances, raconte Jani Comeault, une élève de 12e année au collège Louis-Riel de la Division scolaire franco-manitobaine.

Mais dès qu’on a annoncé qu’on ne retournera plus à l’école cette année, ç’a été très bouleversant pour moi, ajoute-t-elle.

La jeune fille explique qu’en plus du bal de fin d’année et de la cérémonie de remise de diplômes, les derniers mois scolaires d’un finissant sont souvent meublés de nombreuses activités excitantes auxquels ses camarades et elle tenaient à participer.

Elle indique par exemple que dans son collège, il y a un programme qui permet aux finissants d’avoir une journée à la plage, une journée lave-auto des finissants, etc.

Tout ça, c’est très excitant et on voulait aussi avoir ça, dit-elle.

Le visage d’une jeune fille en tenue de diplomation.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

La photo officielle de remise de diplôme de Jani Comeault.

Photo : Fournie par Jani Comeault

Cette tristesse de ne pas avoir de bal ni de cérémonie est également vécue par Deborah Péhé, une élève au Collège Jeanne-Sauvé de la Division scolaire Louis-Riel. Contrairement à Jani, elle n’a même pas pu prendre de photo de finissante.

On était censé prendre nos photos de graduation dans une semaine quand on a annoncé la première fermeture des écoles, dit-elle.

Je suis encore très triste, car je voulais seulement terminer mon année, avoir ma cérémonie de remise de diplôme, mon bal de finissant et prendre mes photos, dit-elle.

Deborah précise avoir du mal à croire qu’elle ne retournerait plus dans son école comme élève finissante ou qu’elle ne reverrait plus ses camarades dans le contexte scolaire.

La majorité d’entre nous, depuis la 6e année [ou la] 8e année […] on a tous vu d’autres personnes graduer et on a tous attendu ce moment impatiemment. Et là honnêtement c’est frustrant parce qu’on a fait toutes ces années pour n’avoir rien à la fin.

Deborah Péhé, élève 12e année au Collège Jeanne-Sauvé
Une jeune fille debout devant une chute d’eau.

Deborah Péhé

Photo : Fournie par Deborah Péhé

Jani Comeault et Deborah Péhé soulignent que presque tous leurs camarades, aussi bien filles que garçon, avaient déjà acheté des vêtements pour le bal des finissants.

Les filles ont dépensé de centaines de dollars sur leur robe et les gars aussi, dit Jani. Beaucoup de monde était prêt.

Faute d’un bal comme ils l’auraient voulu, Jani indique que les élèves de son collège qui vivent dans le quartier Saint-Boniface envisagent d’organiser un semblant de cérémonie durant laquelle chacun pourra se vêtir de sa belle tenue et prendre des photos.

On va juste s’habiller et prendre des photos comme on aurait fait si on avait eu une cérémonie ou un bal, dit-elle.

De plus, elle précise que les membres de sa famille tiennent à ce que cette fin de secondaire soit mémorable pour elle et son cousin, qui reçoit aussi son diplôme cette année.

Mes grands-parents tiennent à ce qu’on aille chez eux prendre des photos en étant tout habillés, dit-elle.


Une jeune fille portant une longue robe rouge, debout devant une porte de garage.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Jani Comeault dans la robe achetée pour le bal de finissants.

Photo : Fournie par Jani Comeault

Pour sa part, Déborah Péhé veut encore y croire. Elle espère que la province étendra davantage son plan de déconfinement et que les divisions scolaires prennent des initiatives plus formelles.

Jusqu’à maintenant, la plupart de mes amis de 12 années on espère qu’ils vont nous donner un bal de finissant, pas à la même période, mais un peu plus tard dans l’année. C’est la raison pour laquelle on n’a rien planifié, dit-elle.

Plus tôt cette semaine, le directeur de la Division scolaire franco-manitobaine, Alain Laberge a indiqué que la DSFM se penche sur la possibilité de tenir des cérémonies de remise des diplômes en octobre ou en novembre.

Selon lui, les écoles de certains villages songent à organiser de petits rassemblements pour faire des photos.

Il reconnaît que c’est difficile pour les élèves de 12e année qui terminent leur parcours au secondaire et qui verront peut-être plus leurs copains et leurs copines, ils n’auront peut-être pas le temps de savourer [ce moment].

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