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L’entraîneur de patinage Marcel Lacroix, nouveau retraité

Marcel Lacroix aux côté de Ted-Jan Bloemen avec au cou ses deux médailles.

Lors des Jeux olympiques de Pyeongchang en 2018, Ted-Jan Bloemen, entraîné par Marcel Lacroix, a remporté une médaille d'or et une d'argent.

Photo : Collection privée de Marcel Lacroix

Arrivé à Calgary en 1994 pour établir un programme de patinage de vitesse sur courte piste, Marcel Lacroix ne devait rester en Alberta qu’une année. Vendredi, quand il a éteint son ordinateur, le nouveau retraité venait de mettre fin à une longue année, qui a en fait duré 26 ans.

J’étais enseignant au Québec, on m’a invité à venir à Calgary pour lancer le programme et on m’offrait 6 000 $ de plus que ce que je gagnais. J’ai accepté et je ne suis jamais reparti.

Marcel Lacroix

Celui qui occupait auparavant un poste d’entraîneur au sein de l’équipe du Québec a été engagé par l’Université de Calgary. C’est donc comme employé qu’il a pu développer le programme courte piste.

Quelques années plus tard, il a mis son énergie envers le hockey féminin, avant de faire la transition vers le patinage longue piste.

Le partenariat entre l’université et Patinage de vitesse Canada a toujours été une situation gagnant-gagnant, selon lui.

L’organisme sportif veut développer le talent des jeunes patineurs. Pour l’aider, il peut compter sur différents départements de l’université, notamment en ce qui a trait à la technologie et la physiologie.

Deux retraites pour le prix d’une

Comme retraité de l’Université de Calgary, Marcel Lacroix aurait pu continuer à jouer un rôle d’entraîneur au sein de l’équipe nationale de patinage de vitesse. Il a plutôt décidé de mettre aussi un frein à cet aspect de sa carrière.

La décision a été un peu difficile à prendre, mais il est temps de passer à autre chose.

Les athlètes qu’il entraîne ont été surpris d’apprendre son départ, surtout compte tenu de son jeune âge.

Lacroix admet que la décision a été prise un peu de façon précipitée.

Les coupes budgétaires aux universités ont forcé l’administration à offrir des incitatifs à des employés avec plusieurs années de services et un certain âge. J’ai vu cela comme une occasion de prendre une nouvelle direction.

Marcel Lacroix

Pas question d’arrêter

Ce dont Marcel Lacroix se souviendra toujours, ce sont les deux médailles d’or remportées par ses athlètes Christine Nesbitt au 1000 m et l’équipe masculine de poursuite, lors des Jeux olympiques de Vancouver en 2010.

Le succès de Marcel Lacroix comme entraîneur n’est pas passé inaperçu. 

Plusieurs pays m’ont déjà sollicité pour faire du mentorat auprès de leurs entraîneurs. Il y a aussi de l’intérêt ici au Canada auprès de certaines fédérations sportives qui ont besoin d’aide au niveau de la gouvernance.

Le nouveau retraité croit qu’il a encore beaucoup à offrir. Il n’entend pas ralentir et promet que l’on continuera de le voir dans le paysage sportif de Calgary et du Canada. 

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Alberta

Patinage de vitesse