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Pratt & Whitney et Airbus mettent à pied près de 700 personnes au Québec

Un employé de Pratt & Whitney Canada à l'usine de Longueuil ajuste un moteur d'avion.

Pratt & Whitney Canada éliminera 343 emplois à compter du 22 mai, tandis qu'Airbus Canada mettra 350 travailleurs à pied.

Photo : La Presse canadienne / PAUL CHIASSON

La Presse canadienne

Deux des principaux acteurs de la grappe aéronautique québécoise, la Société en commandite Airbus Canada et Pratt & Whitney Canada (P&WC), procéderont à d'importantes réductions de leurs effectifs, ce qui touchera au total près de 700 travailleurs.

À Mirabel, où l'on assemble l'A220 - l'ancienne C Series de Bombardier - ce sont 350 travailleurs représentés par l'Association internationale des machinistes et des travailleurs de l'aérospatiale (AIMTA) qui seront mis à pied pour une durée indéterminée à compter de lundi.

C'est jusqu'à ce que nous ayons une visibilité plus claire à l'endroit de nos activités, s'est limitée à dire une porte-parole d'Airbus Canada, Marcella Cortellazi, au cours d'un entretien téléphonique.

De son côté, le constructeur de moteurs Pratt & Whitney Canada (P&WC) éliminera plus de 343 emplois le 22 mai alors que son carnet de commandes est de moins en moins garni, au moment où l'industrie aérienne est frappée de plein fouet par la pandémie de COVID-19.

En vertu du plan du gouvernement Legault, les entreprises manufacturières auront le feu vert pour redémarrer leurs activités le 11 mai, mais il faudra attendre jusqu'au 25 mai pour la levée des restrictions en ce qui a trait au nombre d'employés.

Cela a pesé dans la balance, a indiqué Mme Cortellazi, qui a toutefois rappelé que le grand patron d'Airbus, Guillaume Faury, avait déclaré plus tôt cette semaine que la pandémie de COVID-19 avait plongé l'industrie dans la crise la plus grave que l'industrie aérospatiale n'ait jamais connue.

Un lien d'emploi rompu

Nous ne pouvons qu'être déçus de ne pas avoir convaincu l'employeur de maintenir le lien d'emploi de tous les travailleuses et travailleurs dans ce contexte économique difficile, a souligné l'AIMTA, dans une note envoyée à ses membres.

Préoccupée de ne pas être admissible à la subvention salariale d'urgence d'Ottawa, la société en commandite versera néanmoins une somme de 847 $, moins les déductions applicables, à un peu plus de 470 de ses travailleurs la semaine prochaine en attendant leur retour le 11 mai.

Au début du mois d'avril, une entente valide au moins jusqu'au 4 mai avait été annoncée entre le syndicat et l'employeur afin de permettre à environ 1000 des quelque 2800 travailleurs de Mirabel, en congé forcé depuis le 24 mars, de toucher davantage que ce qui était offert par le gouvernement Trudeau.

Des retraites hâtives

Pratt & Whitney Canada, qui compte quelque 2400 travailleurs syndiqués dans la province et est très présente à Longueuil, en banlieue sud de Montréal, ainsi qu'à Mirabel, dans les Laurentides, n'a pas voulu commenter la réduction des effectifs.

Serge Dupont, adjoint au directeur québécois chez Unifor, a indiqué que près de 380 travailleurs étaient admissibles à un départ hâtif à la retraite, ce qui pourrait atténuer le nombre de licenciements. Les syndiqués qui opteront pour une mise à pied volontaire pourront recevoir une semaine de paye pour chaque année de service jusqu'à concurrence de 26 semaines de rémunération.

On aura 1000 moteurs de moins par année [en raison de la pandémie], a-t-il expliqué au cours d'un entretien téléphonique. C'est à peu près le tiers de la production.

Des négociations étaient en cours depuis plusieurs jours entre Unifor ainsi que l'employeur, qui fait maintenant partie du conglomérat Raytheon Technologies.

Il y a une semaine, la partie syndicale avait estimé que les mises à pied auraient pu toucher entre 20 % et 30 % des effectifs syndiqués, soit jusqu'à 720 personnes.

Dans une note envoyée aux employés le mois dernier, la présidente de P&WC, Maria Della Posta, avait laissé entendre qu'il fallait s'attendre à de mauvaises nouvelles, en expliquant qu'en dépit de la stabilité des activités dans le secteur militaire, les activités commerciales de la société affrontaient des difficultés sans précédent.

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Industrie aéronautique