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Interdiction des armes militaires : victoire et inquiétudes à la mosquée de Québec

Un homme tient un fusil dans ses mains.

Un Ruger M-14 de calibre .223

Photo : Reuters / Dave Kaup

Des leaders de la communauté musulmane de Québec applaudissent l’interdiction des armes de type militaire annoncée vendredi par le premier ministre canadien Justin Trudeau. Ils craignent toutefois que le règlement ne soit trop permissif pour les armes déjà en circulation au pays.

Lors d'un point de presse tenu en compagnie des ministres de la Justice, David Lametti, et de la Sécurité publique, Bill Blair, M. Trudeau a précisé que 1500 modèles et variantes d'armes à feu tombaient sous le coup du nouvel interdit, appliqué par voie réglementaire.

Le cofondateur de la grande mosquée de Québec, Boufeldja Benabdallah, a multiplié les démarches, au cours des deux dernières années, pour que le fédéral adopte une telle interdiction.

C'est tant mieux, ça aboutit. C'est un grand, grand, grand, grand gain pour la société et pas uniquement pour notre communauté, lance-t-il.

Boufeldja Benabdallah, président du Centre culturel islamique de Québec, après le prononcé de la peine d'Alexandre Bissonnette

Boufeldja Benabdallah

Photo : Radio-Canada / Maxime Corneau

On se réjouit de la décision du gouvernement fédéral d'interdire les armes à feu de type militaire. Nous avons été touchés par une tuerie qui aurait pu être plus dramatique si les armes automatiques avaient fonctionné, ajoute le président du Centre culturel islamique de Québec, Mohammed Labidi.

Le président du Centre culturel islamique de Québec, Mohamed Labidi

Le président du Centre culturel islamique de Québec, Mohamed Labidi

Photo : Radio-Canada

Le 29 janvier 2017, l’attentat à la grande mosquée de Québec a fait six victimes et de nombreux blessés.

L’arme utilisée, une carabine Vz58, fait partie de la liste des armes interdites. On estime qu’il y en aurait 11 593 en circulation au pays.

Les gens qui possèdent un des modèles bannis auront deux ans pour les retourner. Elles seront rachetées par le gouvernement fédéral.

Inquiétudes

Ce qui préoccupe Boufeldja Benabdallah, c’est la possibilité que le programme de rachat soit volontaire.

Les armes d'assaut déjà en possession ne vont pas être rachetées, parait-il, de façon obligatoire. On aurait souhaité que ce soit aussi réglementé, précisé et que le rachat soit automatique. Sinon, je pense que la plupart des gens qui les ont vont les garder, affirme-t-il.

Le cofondateur de la grande mosquée souhaite également que le gouvernement fédéral aille plus loin en interdisant la modification des chargeurs pour ce qui est des armes qui vont demeurer légales.

J'ose espérer que pour les chargeurs, qu'il y ait des règles très précises, que ceux qu'on bricole pour augmenter la capacité seront interdits, explique Boufeldja Benabdallah.

Les deux hommes rappellent que la priorité demeure toujours la même, assurer la paix et la sécurité de tous les Canadiens, afin d’éviter que des drames comme ceux de Polytechnique, de la grande mosquée ou plus récemment de la Nouvelle-Écosse, ne se reproduisent.

Ça nous touche profondément ce massacre en Nouvelle-Écosse. La réaction des membres du Centre culturel islamique a été de condamner et d’envoyer notre soutien. Nous souhaitons nos sympathies aux familles des victimes, conclut Mohammed Labidi.

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