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Des inquiétudes pour les soins en santé mentale à Québec

Une adolescente dans un escalier, elle a la tête dans ses propres bras.

Une personne isolée.

Photo : Getty Images / AngiePhotos

La crise de la COVID-19 a un impact dévastateur chez les clientèles vulnérables déjà aux prises avec des problèmes de santé mentale, dénonce l'organisme PECH.

L'interruption de services offerts par PECH, comme des activités de groupe ou des thérapies en toxicomanie et alcoolisme, a contribué à accroître l'isolement social d'une population déjà isolée avant la crise.

Eux-mêmes à bout de souffle, les intervenants de PECH travaillent autrement pour leur venir en aide. Le directeur de PECH, Benoit Côté, affirme que l'organisme doit notamment faire face à une demande accrue pour de l'aide de premier recours depuis le début de la crise.

On est dans la survie, davantage que dans le développement d'un processus thérapeutique, explique M. Côté. Alors on s'est mis ensemble pour distribuer tantôt des vêtements chauds, tantôt des tentes, parce qu'il y a des gens qui refusent d'aller dans les refuges pour personnes itinérantes. ,

Il y a aussi de la nourriture, on a mis un congélateur, un frigo. On a des repas qui sont prêts d'avance.

Une citation de :Benoit Côté, directeur de PECH

Les limites du télétravail

Le télétravail et les suivis à distance ont leurs limites dans les relations avec une clientèle vulnérable. Des visites à domicile de personnes dont la santé mentale est plus affectée sont donc organisées tout en respectant les règles de distanciation sociale, assure M. Côté dans une entrevue à l'émission matinale Première heure.

M. Côté craint cependant que le confinement ait encore plus d'effets dévastateurs à long terme. L'après COVID-19 - et ses coûts financiers - pourrait par exemple entraîner une diminution des ressources et du financement disponibles pour la santé mentale.

La technologie rend des services, mais ce que révèle une pandémie, c'est à quel point il y a des inégalités sociales. C'est vraiment incroyable ce que cette pandémie fait , a-t-il souligné, insistant sur le fait que les travailleurs de PECH ont des salaires qui se comparent aux préposés aux bénéficiaires.

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