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L’industrie du film de Vancouver à l’avant-scène du déconfinement

La production cinématographique et télévisuelle sera l'un des catalyseurs de la relance économique.

Un plateau de tournage.

L’industrie du film prépare un «guide des meilleures pratiques » pour avoir un plateau de tournage sécuritaire face à la COVID-19.

Photo : Unsplash / Dimitri Houtteman

Considérée comme l’un des plus importants piliers économiques de Vancouver, l’industrie du cinéma se prépare à jouer un rôle majeur dans le processus de relance de la Colombie-Britannique après la pandémie de la COVID-19. Pour y parvenir, elle misera sur sa plus grande force : sa créativité.

Le maire de Vancouver, Kennedy Stewart le répète : lorsque le déconfinement sera possible, l’industrie du film sera un catalyseur de la relance dans la région métropolitaine. Nous travaillons avec la province et l'industrie pour réfléchir à des moyens créatifs d’y parvenir, dit-il.

Ce n'est pas la créativité qui manque dans ce domaine artistique, rappelle Prem Gill, la présidente de Creative BC, l’agence qui chapeaute l’industrie du film dans la province.

Cette industrie est habituée à s'adapter, à résoudre des problèmes et à travailler ensemble.

Prem Gill, présidente de l'agence Creative BC
Un plateau de tournage.

L'industrie du film résout ses problèmes en travaillant de façon créative, collaborative et avec respect, soutient Mme Gill.

Photo : Unsplash / Daan Stevens

S'adapter à une nouvelle réalité

Des techniciens aux scénaristes, en passant par les producteurs, les gens réfléchissent à différentes façons de raconter leurs histoires et de le faire de manière sécuritaire, affirme le producteur et coprésident des films Cedar Island, Andrew Williamson.

Nous sommes par nature inventifs, bons pour résoudre des problèmes, et motivés par le désir de continuer à raconter nos histoires.

Andrew Williamson, producteur chez Cedar Island Films

La solution devra passer par le processus de création, c’est-à-dire avec des scripts et des tournages adaptés à ce qui sera forcément une nouvelle réalité, croit-il.

Une femme vêtue d'une robe prend la pose devant des dizaines de photographes sur un tapis rouge au Festival de Cannes.

Comme toutes les industries, celle du cinéma devra se réinventer pour s'adapter à la nouvelle réalité post-pandémie, croient ses artisans.

Photo : AFP/Getty Images / Anne-Christine Poujoulat

Sur les plateaux de tournage, une restructuration des équipes est également envisagée, mais « il faudra des compromis » estime le producteur d’Omnifilm Brian Hamilton. On ne souhaite pas, par exemple, réduire le nombre d'artisans présents, puisqu'il s'agit d'emplois, fait-il valoir.

Le port du masque n'étant pas souhaitable pour les acteurs et les figurants, il espère que des tests rapides et fiables seront disponibles pour chaque personne qui entre sur le plateau.

Une industrie minée, une solidarité renforcée

L’Association canadienne des producteurs de médias prévoit qu’un arrêt de la production allant de la mi-mars à la fin de juin pourrait faire perdre jusqu'à 2,5 milliards de dollars à l'industrie et toucher 172 000 emplois à travers le pays.

L'acteur Ryan Reynold revêtant son costume de Deadpool lors du tournage du film, en 2015.

L'industrie génère des revenus importants : plus de 100 millions de dollars ont été injectés dans l'économie de la Colombie-Britannique pendant le tournage de la suite du film « Deadpool ».

Photo : Gunnar Radeloff

Je suppose qu’un certain nombre de projets ne reprendront pas. Plus la situation perdure, plus les dommages se feront sentir, déplore M. Hamilton, qui demeure toutefois encouragé par un vent de solidarité bien sentie au sein de son industrie.

Nous avons le sentiment que tout le monde travaille à surmonter le même obstacle.

Brian Hamilton, producteur chez Omnifilm

Andrew Williamson est du même avis. Notre industrie a toujours eu un fort sentiment de communauté, mais aujourd’hui, ce sentiment est encore plus fort.

Une ruée vers les plateaux

Les défis qui attendent l'industrie du film ne sont pas seulement liés à la sécurité des employés, mais également à la logistique : en temps normal, la production s'étale et commence à des dates différentes à travers l’année, note M. Hamilton.

Jamais, dans le passé, il n’y a eu de situation où tout le monde était en attente en même temps pour démarrer leur projet.

Brian Hamilton, producteur chez Omnifilm
Une flèche pointe vers le site du tournage d'un film délimité par des cônes.

Les lieux et les équipes de tournages cinématographiques du Grand Vancouver seront sollicités une fois les mesures de confinement levées.

Photo : Radio-Canada / Rafferty Baker

Il faut faire en sorte que cet embouteillage n’ait pas d’effets négatifs sur les productions. D’où l’importance, plus que jamais, de collaborer, dit-il.

Une annonce attendue

Le premier ministre de la province, John Horgan, doit présenter cette semaine son plan de déconfinement et de reprise économique, une annonce fort attendue dans le milieu.

Or, celui-ci a affirmé lors d'un récent point de presse que les secteurs cinématographiques et technologiques pourraient reprendre plus rapidement que d'autres.

Par ailleurs, la présidente de Creative BC, Prem Gill, siège sur le comité d’intervention de la relance économique de la Colombie-Britannique, ce qui renforce l'idée que la production cinématographique sera à l’avant-scène du plan de relance.

On a beaucoup d’espoir que, d’ici quelques mois, notre industrie sera de nouveau vibrante, conclut M. Hamilton.

L'évolution de la COVID-19 d'heure en heure

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