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Des robots désinfectants à l’essai au CUSM

En quelques minutes, le robot peut éliminer presque 100 % des microbes dans un environnement contaminé.

Il roule sur le plancher.

Le robot de désinfection dans un chambre d'hôpital

Photo : Reuters

Désinfecter les zones hospitalières contaminées par le coronavirus est une opération délicate, longue et potentiellement risquée pour le personnel de santé. Une équipe du Centre universitaire de santé McGill (CUSM) évalue l'intérêt d'une nouvelle technologie : un robot de désinfection.

L'appareil est mobile, silencieux et d'une redoutable efficacité. En quelques minutes, il peut éliminer pratiquement 100 % des microbes dans un environnement hautement contaminé.

Il s’agit d’utiliser les rayons ultraviolets (UV), comme ceux que produit le soleil, pour détruire les microorganismes dangereux pour la santé humaine, dont le coronavirus.

Les UV sont très connus depuis 40, 50 ans pour être de très bons tueurs de bactéries et de virus, explique le Dr Bruce Mazer, directeur scientifique, à Institut de recherche du CUSM.

L'hôpital montréalais songe à s'équiper d'un ou de plusieurs robots de désinfection d'une compagnie danoise, dont les appareils sont déjà utilisés en Europe et en Chine, notamment dans les hôpitaux de Wuhan.

« C'est un robot avec un contrôle complètement autonome. Il y a un GPS là-dedans et il peut être programmé pour circuler dans les corridors, dans les chambres d'un patient, dans les salles d'opération. »

— Une citation de  Bruce Mazer, directeur scientifique, Institut de recherche du CUSM

Une fois que l'opérateur a mis en mémoire un circuit de désinfection, l'appareil peut le reproduire aussi souvent que nécessaire.

On doit simplement lui faciliter le passage d'une chambre à l'autre.

En salle d'opération, où il y a beaucoup d'équipement, il pourrait réduire le temps de stérilisation par quatre.

Quant aux rayons UV, si on évite l'exposition directe, il n'y aura aucun problème pour le personnel soignant.

Si on le met dans une chambre, on ferme la porte, et on met le dosimètre à l'extérieur de la chambre, on ne peut détecter aucun rayon UV, explique Bruce Mazer.

Un appareil coûte environ 100 000 $. Deux ou trois robots suffiraient à répondre aux besoins d'un hôpital ou d'un CHSLD.

On ne veut pas faire plus de gens au chômage avec ça. On va juste faire beaucoup plus d'efficacité, beaucoup plus de vitesse, et plus de sécurité pour les employés, assure le Dr Mazer.

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