•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Trump lie le coronavirus à un laboratoire chinois et menace de taxer Pékin

Le président Donald Trump à la Maison-Blanche.

Donald Trump a lié, sans preuve à l'appui, l'apparition du coronavirus à un laboratoire chinois.

Photo : Reuters / CARLOS BARRIA

Agence France-Presse

Donald Trump a dit jeudi envisager des taxes punitives contre la Chine après avoir vu des éléments lui permettant de penser que le nouveau coronavirus proviendrait d'un laboratoire chinois à Wuhan, récemment montré du doigt pour son manque de transparence.

Oui, a-t-il répondu à un journaliste à la Maison-Blanche qui lui demandait : Avez-vous vu jusqu'ici des choses qui vous permettent de croire sérieusement que l'Institut de virologie de Wuhan est à l'origine de la pandémie?

C'est quelque chose qui aurait pu être contenu à l'endroit d'origine, et je pense que ça aurait pu être contenu très facilement, a-t-il déclaré.

Le président américain, qui n'a pas précisé quelles étaient ces preuves, a ajouté qu'il pourrait en conséquence imposer à la Chine des taxes douanières punitives.

Interrogé sur la possibilité que les États-Unis ne remboursent pas leur dette à la Chine en guise de rétorsion, M. Trump a déclaré : Je peux le faire autrement. Je peux faire la même chose, mais autrement, en instaurant des taxes douanières, comme il l'a déjà fait lors du conflit commercial qui l'a opposé à Pékin.

Donald Trump s'en est souvent pris à la Chine depuis le début de la pandémie qui a considérablement affaibli l'économie américaine, dont la bonne santé était l'un des principaux arguments de campagne du milliardaire républicain, candidat à sa réélection en novembre.

Il accuse ainsi régulièrement la Chine de mentir sur le bilan humain de la pandémie, alors que son pays compte plus de 62 000 morts officiellement liées à la COVID-19.

Il a également récemment évoqué la possibilité de demander à Pékin de payer des milliards de dollars de réparation pour les dommages causés par le nouveau coronavirus.

Ni création humaine ni modification génétique

Les services de renseignements américains ont annoncé jeudi être parvenus à la conclusion que le nouveau coronavirus n'avait pas été créé par l'homme ni modifié génétiquement, démentant ainsi des rumeurs qui circulent largement aux États-Unis.

L'ensemble des services de renseignements apporte constamment un soutien crucial aux dirigeants politiques et à ceux qui luttent contre le virus [provoquant la] COVID-19, qui provient de Chine, a indiqué la direction nationale du renseignement (DNI) dans un communiqué.

Les services de renseignements rejoignent le large consensus de la communauté scientifique pour convenir que le virus de la COVID-19 n'a pas été créé par l'homme ou modifié génétiquement, ajoute le communiqué.

La communauté du renseignement continuera à étudier avec rigueur les informations et renseignements qui émergeront pour déterminer si l'épidémie a commencé par un contact avec des animaux infectés ou si elle a été le résultat d'un accident de laboratoire à Wuhan, la ville chinoise où s'est amorcée la pandémie, concluent les renseignements américains dans cette rare déclaration publique.

Selon des médias américains, M. Trump a chargé les services de renseignement de découvrir l'origine du virus, attribué initialement à un marché de Wuhan, avant qu'un laboratoire de recherche de la ville ne soit soupçonné.

Selon un récent sondage du centre Pew Research, 29 % des Américains pensent que le coronavirus a été créé dans un laboratoire, que ce soit intentionnellement (23 %) ou accidentellement (6 %).

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !