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Pourquoi la Saskatchewan est-elle moins touchée par la COVID-19?

Jusqu’à maintenant, la COVID-19 a contaminé moins de 400 personnes dans la province, et peu de nouveaux cas ont été annoncés depuis le début du mois d’avril.

Photo : Kirk Fraser

La Saskatchewan a été la première province canadienne à présenter son plan de déconfinement, dont la première phase entre en vigueur le lundi 4 mai. Le premier ministre Scott Moe a été clair lors de son annonce : la courbe a été aplatie, raison pour laquelle un retour progressif à la vie normale est possible. Mais pourquoi la province n’est-elle pas aussi durement touchée que le reste du pays? Deux experts de la santé publique proposent des pistes de réponses.

Jusqu’à maintenant, la COVID-19 a contaminé moins de 400 personnes dans la province, et peu de nouveaux cas ont été annoncés depuis le début du mois d’avril. Six personnes ont toutefois succombé à la maladie. 

La médecin Jessica Hasselback.

Selon la médecin Jessica Hasselback, rouvrir la province de façon graduelle est la meilleure façon de procéder au déconfinement.

Photo : Radio-Canada

Les médecins Steven Jones et Jessica Hasselback sont unanimes : la situation est maîtrisée. Et, selon eux, c’est avant tout la rigueur des Saskatchewanais qui a porté fruit. 

Les Saskatchewanais ont été exemplaires. Ils ont réduit leurs activités, ils ont appliqué ce qu’on leur a demandé de faire et ils ont fait des efforts.

Jessica Hasselback, médecin en santé publique à l'Autorité de la santé de la Saskatchewan

Président de l’Association de la santé publique de la Saskatchewan, le Dr Jones, abonde dans le même sens. Les gens ici sont prêts à faire des sacrifices. Cela fait partie de la philosophie des Prairies. Les hivers arides habituent les gens à l’adversité. Ils sont courageux, capables de surmonter les défis et ils ont bien coopéré dans les dernières semaines, dit-il. 

Pour limiter la propagation du virus et le nombre de décès, les deux experts reconnaissent qu’il s’agit aussi d’un travail d’équipe et que les autorités ont été proactives.

Je pense que la province a fait du bon travail en déclarant l’état d’urgence sanitaire alors qu’il n’y avait que deux cas recensés. Cela nous a permis de bien faire les choses et d’éviter que notre système de santé ne soit submergé, note le Dr Jones.

Des spécificités territoriales

La Saskatchewan s’étend sur une superficie de 650 000 kilomètres carrés et compte quelque 1,1 million d’habitants. Force est de constater, selon la Dre Hasselback, qu'on n'y vit pas les uns sur les autres .

Comme autre élément de réponse, la médecin cite le nombre limité de grands centres urbains, des endroits qui deviennent souvent des foyers d’éclosion. Les communautés sont petites, le virus infecte donc moins de personnes à la fois, explique-t-elle. 

Optimisme prudent

Le déconfinement progressif entre donc en vigueur ce lundi, et dès la mi-mai, certaines activités extérieures, tout comme l'activité de certains commerces, pourront reprendre. L’été arrive, les températures plus clémentes, aussi. 

Attention toutefois, disent les experts, il ne faut pas baisser la garde. La situation pourrait bien se renverser. 

Le virus n'est pas près de disparaître. Alors, c’est important que tout le monde continue de faire attention, précise Jessica Hasselback. 

Ce qui m’inquiète, c’est ce qui va se passer cet été et cet automne, quand il y aura un nouveau pic de la maladie. Et il est peu probable que nous ayons un vaccin efficace à ce moment-là, estime quant à lui Steven Jones.

Chose certaine, la distanciation sociale et les mesures d’hygiène devront être respectées à court, à moyen et à long terme, conviennent les deux médecins. La preuve, selon eux, que la COVID-19 changera assurément nos vies. 

Notre dossier COVID-19 : ce qu'il faut savoir

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