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Des iniquités salariales entre les employés du CISSS-AT et les enseignants du Cégep dénoncées

Le Centre de santé et de services sociaux de l'Abitibi-Témiscamingue (CISSS-AT)

Le Centre de santé et de services sociaux de l'Abitibi-Témiscamingue (archives)

Photo : Radio-Canada / Félix B. Desfossés

Des enseignantes en soins infirmiers du Cégep de l'Abitibi-Témiscamingue qui sont venues prêter main-forte au réseau de la santé s'indignent des différences de traitement salarial parmi le personnel infirmier depuis le début de la pandémie de coronavirus.

Certaines d'entre elles se sont portées volontaires pour venir prêter main-forte dans les établissements de santé de la région, mais notent que leur rémunération peut être inférieure à leurs collègues jusqu'à 7 $ de l'heure.

Mais depuis l'entrée en vigueur du décret ministériel en date du 10 avril permettant au ministère de la Santé de réquisitionner les ressources humaines du secteur de l'enseignement, ces infirmières touchent l'équivalent de leur salaire dans le milieu de l'enseignement. Elles ont aussi droit aux primes spéciales dans le contexte de la COVID-19.

La présidente-directrice générale du Centre intégré de santé et de services sociaux, Caroline Roy, concède que cette situation peut occasionner des disparités salariales, notamment en comparaison avec la main-d'oeuvre indépendante, dont la rémunération est fixée par contrat avec les agences de placement qui les rémunèrent.

Ça demeure des employés du Cégep auxquels on applique les différentes primes qui s'appliquent maintenant au sein du réseau en lien avec la COVID. Il y a des primes de 4 % ou 8 %, même des primes de 4 $ pour les préposés aux bénéficiaires. On donne au Cégep cette information-là pour qu'il rémunère en conséquence ses propres employés. L'équité est assurée de la façon dont le décret est appliqué, mais il se peut qu'en comparaison, quand on compare ces différents groupes-là, que ce soit la main-d'oeuvre indépendante, nos employés du réseau, les employés du réseau de l'éducation qui viennent nous prêter main-forte, il y ait une perception d'iniquité à ce moment-là, souligne-t-elle.

Caroline Roy dit comprendre que malgré le dialogue régulier avec les différents syndicats, dont la FIQ, qui représente les infirmières et inhalothérapeutes, certains personnels soient préoccupés par l'incertitude dans le réseau.

Elle dit comprendre que la situation actuelle est exigeante, mais veut éviter d'avoir à contraindre ses employés au travail.

On vit une situation d'incertitude aussi pour les employés et aussi une incertitude que je comprends très bien pour les accréditation syndicales. C'est l'application de l'arrêté ministériel qui nous permettrait, à terme ou lorsqu'on en aura besoin, de contraindre les employés, par exemple pour augmenter leurs disponibilités, par exemple en lien avec le report ou l'annulation de certaines vacances, et on ne veut pas arriver là. Donc je comprends les préoccupations qui sont amenées par les différentes syndicats et par les employés, je les partage aussi, et c'est pour ça que toutes nos stratégies sont en oeuvre pour bonifier nous équipes et pour ne pas rendre là, assure Mme Roy.

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